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EXTÉRIEUR.

du ventre, à donner à l’animal un brillant et une élégance qu’il nepossède pas naturellement, etc. Tout le monde sait, d’autre part, queles marchands ne manquent jamais de présenter le cheval qu’ilsmettent en vente de façon à donner plus d’apparence h sa taille; c’estainsi que l’animal, préalablement muni de fers antérieurs à branchestrès épaisses, est placé, le devant plus élevé que le derrière, aumilieu de voisins plus ou moins déformés par le travail, qui le fontressortir davantage.

11 est bon également de ne pas chercher à apprécier le caractèreou la vivacité de l’animal à l’écurie; car la seule présence du marchandet de ses aides derrière lui suffit pour le rendre docile s’il est méchant,et pour lui donner cette apparence de vivacité, cette vigueur facticerésultant de la crainte dans laquelle il se trouve sans cesse de recevoirune de ces corrections qu’on ne lui a pas ménagées jusque-là.

En ce qui concerne l’examen du cheval dans le rang, en foire ousur le marché, il va de soi que le mouvement, le bruit qui se fontautour des animaux dans de pareils lieux, commandent plus que par-tout ailleurs de ne pas voir dans leur agitation une manifestation del’énergie dont on pourrait les supposer doués au premier abord.

Ce premier examen terminé, l’acheteur fait sortir le cheval qui luiplaît le mieux. Aussitôt alors, le marchand intervient sous un prétextequelconque : pour retirer la couverture, donner un coup de brossesur le corps, un coup de peigne à la crinière et à la queue, parexemple; mais, en réalité, pour introduire dans l’anus le traditionnelmorceau de gingembre, qui donne une apparence d’énergie au che-val. Si habilement que le tour soit fait, il suffit d’être prévenu oud’avoir un peu d'expérience pour s’en apercevoir. Dans ce cas, le plushabile est de laisser faire la chose sans rien dire, tout en tenantcompte, bien entendu, du résultat passager de cette manœuvrefrauduleuse.

Puis, le cheval étant tourné dans sa stalle, on observe la façon dontil se laisse aborder et bridonner, dont il recule et se retourne. Enfin,avant de le sortir, on l’arrête sur le pas de la porte de l’écurie pourprocéder à l’examen des yeux, d’après les principes que nous avonsdéjà indiqués (Voy. II e partie, œil). On peut, en même temps, voir lespieds, les naseaux, les ganglions de l’auge, l’âge et les aplombs.

A ce propos, nous croyons utile de reproduire les lignes suivantes