LE CHEVAL EN PEINTURE ET EN SCULPTURE.
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solide, il faut lui donner la base diagonale droite et lui faire lever lemembre gauche, pendant que le droit pince fortement le terrain. »Nous avons aussi remarqué, dans une des salles du Louvre, un petitdessin de Géricault figurant une espèce de centaure, où l’animal, àl’appui sur trois membres, les jarrets fléchis, le membre antérieurdroit dans la position du camper, lève le membre opposé de tellefaçon que le genou dépasse la moitié de la hauteur de l’épaule.Or, il est à peine utile de faire remarquer que c’est là une positionphysiologiquement impossible.
Fig. 111. — Les chevaux de course (Géricault).
Relativement aux proportions, le cheval de son fameux Officier dechasseurs de la garde impériale est lui-même inexact ; c’est le corps d’ungros boulonnais supporté par les membres d’un cheval de pur sanganglais.
Quant au cheval du Cuirassier blessé, «.sa tête, dit M. Ch. Blanc,
est d’un type qui rappelle ceux de Gros. En dépit du raccourci, la croupetouche presque à l’encolure, et l’étroitesse de la toile semble avoir fait,en cet endroit, sacrifier la rigueur des proportions (I).»
(I) Ch. Blanc, loc. cit. (École française, Géricault), tome III, p. 4.
Le Cheval. 18