EXTÉRIEUR.
sur la nerveuse élasticité de leurs jarrets, poursuivre leur course inin-terrompue. »
Mais, malgré l’immense talent de Géricault, on sent que son œilexercé n’a jamais pu suppléer à la théorie qui lui manquait. Dans salithographie : le Marchand de chevaux , les cinq animaux qui y figurentontune position de membres ne répondant ni à l’action présente, ni àcelle qui a dû précéder, ni à celle qui suivra. D’après M. Duhousset,la position pointillée des membres antérieurs de l’animal le plus envue (fig. 109 du texte) rétablirait, pour lui, l’appui latéral, qui est leseul convenant à la position de son arrière-main.
En ce qui concerne le premier motif du dessin représenté par la
{jeccCAïUt
In
Fig. 110. — Cheval monté et cheval du Giaoui- (sujets tirés des œuvres do Géricault).
figure MO du texte, l’intention de l’artiste a été de mettre les deuxanimaux au pas; or, « il aurait fallu, dans ce but, dit M. Duhousset (I),intervertir la pose des membres de derrière du premier, comme lemontre la rectification; il eût été alors sur l’appui diagonal gauche,de même que le second, en changeant le mouvement des membres dedevant ».
D’autre part, « le cheval du Criaour (second motif de la figure 110du texte) n’appuie que d’un côté; ce qui rend son équilibre plus diffi-cile, c’estd’être sur une pente et deparaîlrepeu soumis; pour le rendre
(1) Colonel E. Duhousset, lue. cit., pp. 107 et suivantes.