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STRUCTURE. — PONCTIONS.

consomme 5,000 grammes de foin et 5,000 grammes de paille parjour, dit M. Colin, a besoin, pour transformer ces aliments en bolspropres à être déglutis, de40,000 grammes de salive, qu’il faut joindreà environ au moins 2,000 grammes du même fluide produit pendantles dix-sept à dix-huit heures d’abstinence, en tout 42,000 gram-mes (1). »

Quant à la proportion de salive sécrétée par chaque glande, s’il estdifficile de la déterminer d’une façon exacte, on peut au moins s’as-surer assez facilement que les parotides fournissent les trois quarts duliquide produit par tout le système dans un temps donné.

2° Propriétés et composition de la salive. — La.salive pré-sente des caractères particuliers suivant qu’on l’examine dans telle outelle glande.

Celle des parotides est claire, presque aussi limpide que l’eau, etprésente une réaction constamment alcaline.

La salive des maxillaires est épaisse, visqueuse, et moins alcalineque la précédente.

Enfin, celle des sublinguales, peu épaisse, peu visqueuse, est encoremoins alcaline que la salive des maxillaires.

Quant à la salive mixte, résultant du mélange des divers fluides sa-livaires, elle est très épaisse, très visqueuse, et moins alcaline que lasalive parotidienne.

En somme, le liquide salivaire est une dissolution do deux ordresd'éléments : les uns organiques, les autres minéraux.

Les matières organiques sont représentées par la ptya/ine, matièreanalogue à l’albumine, et que certains auteurs ont appelée la diastascsalivaire , par suite de sou analogie avec la diastase qui se développedans le grain d'orge, sous l’inlluence de la germination.

3° Rôle de la salive. — La salive agit sur les aliments par sespropriétés physiques et chimiques. Elle rend la gustation aussi par-faite que possible, favorise la mastication, et sert à la formation dubol alimentaire, ainsi qu’à son passage dans le pharynx et l’œsophage.

Outre ce rôle déjà si varié, les fluides salivaires ont encore celui deramollir les aliments, de dissoudre leurs matières sucrées, mucilagi-neuses, et la plupart de leurs sels. Ils jouissent, enfin, delà propriété

(1) G. Colin, loc. cit., p. 611.