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STRUCTURE. — FONCTIONS-
un commencement d’asphyxie, ou localisées, comme celle d’une brû-lure sur un point de noire tégument.
Dans ce dernier cas, il est à remarquer que la sensation est toujoursexcentrique, quel que soit le point où le nerf est atteint; môme quandle centre nerveux est directement atteint, c’est à l’extrémité périphé-rique du nerf sensitif en rapport avec le centre que nous localisonsla sensation.
« Ces considérations, dit M. Mathias Duval, nous donnent la clef dumécanisme par lequel se produisent les hallucinations, dont la causeréside dans l’encéphale et qui donnent lieu à des sensations que lemalade rapporte à la périphérie (1). »
Enfin, les sensations présentent encore ce fait particulier qu’ellespeuvent être comme emmagasinées dans les organes cérébraux; lesimpressions s’y fixent, pour reparaître plus tard : ainsi se produisentles phénomènes désignés sous le nom de mémoire.
«Tous ces phénomènes (perception avec mémoire, idées, volonté)sont aujourd’hui parfaitement localisés dans la couche grise corti-cale des circonvolutions cérébrales; cette partie des hémisphèrescérébraux est, eu un mot, le siège des facultés intellectuelles et ins-tinctives (2). »
Les propriétés du cerveau ont, d’ailleurs, été mises hors de doutepar l’expérimentation directe sur des animaux vivants.
Ainsi, lorsqu’on enlève les hémisphères cérébraux sur un mammifèreou un oiseau, sans léser les autres parties de l'encéphale, « l’animalcontinue à vivre pendant quelque temps dans une sorte de torpeur. Sasensibilité générale est émoussée et ses mouvements affaiblis. 11 sembleavoir perdu l’usage de ses sens, la spontanéité, l’intelligence, la
volonté. Dès qu’un cheval a le cerveau enlevé, il est à peine affecté
par de profondes piqûres ou de grandes incisions à la peau; le bruitque l’on fait autour de lui ne parait pas l’émouvoir; la lumière la plusvive ne fait pas varier l’ouverture de la pupille; le doigt porté brus-quement vers l’œil ne détermine pas de mouvements des paupières;l’ammoniaque mise à l’entrée des naseaux n’occasionne ni ébroue-inent ni rien qui indique une action sur la pituitaire; des substancesamères placées sur la langue ne provoquent, ni dans cet organe ni
(1) Mathias Duval, loc. cit., p. 108.
(2) Mathias Duval, /oc. oit., p. 107.