Band 
Texte.
Seite
379
JPEG-Download
 

CORPS OU TRONC.

379

III. — TROISIÈME PLAN

MUSCLES MASTOÎDO-HUUÉRAL ET STERNO-MAXILLAinE. VEINE JUGULAIRE

Situé au-dessous de la glaude parotide et des muscles de l’oreille àson extrémité supérieure, directement en rapport avec la face internedu peaucier dans le reste de son étendue, le muscle mastoïdo-huméral(1, 2, 3, 4) occupe presque h lui seul le troisième plan. Etendu dusommet de la tête au bras, ce muscle s’applique sur l’angle scapulo-huméral (Voy. PI. VIII, IV, D) et le côté de l’encolure, en suivantune direction oblique de bas en haut et d’arrière en avant.

On lui reconnaît deux portions accolées longitudinalement l’une àl’autre, et distinguées en antérieure et en postérieure.

La portion antérieure ou superficielle (1) s’étend de l’humérus(empreinte delloïdienne) à la tête (apophyse mastoïde du temporal).Son bord antéro-inférieur, parallèle au sterno-maxillaire, s’en trouveséparé par un interstice qui loge la veine jugulaire (0), dont nousdirons un mot dans un instant.

La portion postérieure on profonde (3), plus courte que la première,s’attache, en haut, sur les apophyses transverses des quatre premièresvertèbres cervicales par autant de languettes charnues que recouvre laportion superficielle; inférieurement, elle s’élargit sur l’angle scapulo-huméral, s’unit intimement à cette dernière portion et se termine avecelle sur l’humérus.

Ce muscle recouvre en partie les 4°, 5 e , 6°, 7° et 8 e plans.

Il joue un rôle différent suivant que son point fixe est supérieur ouinférieur : si celui-ci est inférieur , le mastoulo-huméral incline de côtéla tête et le cou; si, au contraire, ce point fixe est supérieur, il portele membre antérieur tout entier en avant, quand F animal le soulève pourentamer le terrain.

Il s’ensuit que l’action de ce muscle est d’autant plus facile et éner-gique qu’il aune meilleure direction par rapport au bras de levier surlequel il agit, une plus grande longueur, et un volume plus considé-rable. Or, ces diverses conditions se trouvant réunies avec une enco-lure modérément oblique, longue et bien musclée, on comprendmaintenant pourquoi nous avons avancé, en extérieur (Voy. 11° partie,Épaule), que l’épaule est d’autant plus belle et ses mouvements plusfaciles que l’encolure est elle-même mieux conformée.