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STRUCTURE. - FONCTIONS.

Le muscle sterno-maxillaire (5) concourt, de concert avec le pré-cédent, à former le troisième plan. Situé en avant du cou, sous lepeaucier, ce muscle étroit, allongé, parallèle au bord antérieur dumastoïdo-huméral, dont il se trouve séparé par la dépression lon-gitudinale dite gouttière de la jugulaire, qui loge la veine du mêmenom, s’étend du prolongement trachélien du sternum (insertion fixe)au bord refoulé du maxillaire inférieur (insertion mobile). Par sonbord interne, il s’unit, inférieurement, avec celui du côté opposé.

Il fléchit la tête directement ou de côté, suivant qu'il agit de concert avecson congénère ou suivant qu'il entre seul en action.

Quant à la veine jugulaire (G), dont l’importance mérite une des-cription spéciale , elle commence eu arrière du maxillaire inférieurpar deux grosses racines; elle se dirige ensuite en bas, traverse laparotide, s’engage dans la gouttière de la jugulaire, et gagne enfinl’entrée de la poitrine (Voy. fig. b du texte, Vue générale de l'appareilde la circulalioti), où elle se réunit à celle du côté opposé, formant leconfluent des jugulaires, auquel aboutit encore, latéralement, la veineaxillaire, confluent de toutes les veines du membre antérieur.

Englobée par la parotide ù son extrémité supérieure et recouverteparle peaucier du cou dans le reste de son étendue, la jugulaire suitle trajet de l’artère carotide primitive et répond, en dedans et en haut,au muscle scapulo-hyoïdien, qui la sépare de l’artère précédente, dunerf laryngé inférieur et du cordon nerveux résultant de la réunion dupneumogastrique avec la chaîne sympathique (Voy. 111°partie, ehap.n,appendice, III, Nerf grand sympathique) ; tandis que, par son tiers infé-rieur, elle est en rapport direct avec le vaisseau artériel, placé au-dessusd’elle.

On sait que la jugulaire est la veine où se pratique ordinairement lasaignée chez le cheval. Or, maintenant que nous connaissons ses rap-ports avec l’artère carotide, il est facile de se rendre compte qu’unesaignée pratiquée maladroitement peut, non seulement intéresser lajugulaire, mais encore traverser la mince bandelette charnue qui lasépare de l’artère carotide dans le tiers supérieur du cou — où se faitd’ordinaire l’opération — et ouvrir cette artère. D’où hémorrhagietoujours difficile à arrêter, souvent même mortelle, et, conséquem-ment, indication absolue de ne pas pratiquer la saignée sans raisonmajeure et à la légère.