CORPS OU TRONC. 391
Trois ligaments concourent à consolider cette articulation : unligament odontoido-atldiclien, continu au ligament vertébral communsupérieur; un ligament axoïdo-atloidien inférieur, figurant, dans lesdeux premières vertèbres cervicales, le ligament vertébral communintérieur que l’on rencontre dans la région dorso-lombaire; un liga-ment axoido-atldulien supérieur , représentant les ligaments interépi-neux des autres articulations cervicales; enfin, un ligament capsulairerecouvrant la synoviale articulaire.
Le seul mouvement possible dans Varticulation axoïdo-alloïdienne estla rotation, qui s'effectue de la manière suivante : « Iaxis reste immo-bile, et la première vertèbre, tirée de côté, principalement par le musclegrand oblique, roule autour du pivot odontoïdien, en entraînant la têteavec elle (1). »
Direction générale et mouvements d’ensemble du rachis
(région cervicale)
La colonne vertébrale ne décrit pas une ligne droite de la tête àl’extrémité postérieure du corps. Tout à fait en arrière, elle formeune inflexion à concavité inférieure répondant au plafond du bassin.Dans la région lombaire et la moitié postérieure de la région dor-sale, elle est à peu près rectiligne et horizontale. Elle s’abaisse ensuitejusqu’à la région cervicale, où elle se relève en décrivant une cour-bure en S, dont le but est d’en faciliter l’étendue et les mouvements.
Examinée isolément, chaque articulation intervertébrale est lesiège de mouvements assez obscurs; mais, ajoutés à ceux des autresarticulations, ces mouvements peuvent produire la flexion, Xexten-sion, Y inclinaison latérale, et enfin, grâce à l’élasticité des fibro-car-tilages intervertébraux, la rotation ou plutôt la torsion de la colonnevertébrale.
La mobilité de cette tige llexueuse varie, d’ailleurs, suivant lespoints que l’on examine.
Dans la région cervicale, l’absence presque complète d’apophysesépineuses, le grand développement des apophyses articulaires, de latête et de la cavité postérieure des corps vertébraux, les caractères
(I) A. Chauveau et S. Àrloing, loc. cit., p. 140.