Band 
Texte.
Seite
412
JPEG-Download
 

412

STRUCTURE. — FONCTIONS-

dant— qui réduit le poumon à un très petit volume — de tuberculi-sation étendue.

La seconde espèce d’asphyxie se produit, soit dans le vide, soit parstrangulation, soit par submersion.

L’asphyxie de la troisième espèce , due il la présence dans l’air d’unexcès d’acide carbonique, tend à se produire, dans les conditionsexpérimentales, dès que le sang renferme 2 à 3 p. 100 d’acidecarbonique.

Quel que soit le mode d’asphyxie, les symptômes sont les mêmes :malaise général; naseaux dilatés; mouvements respiratoires très accé-lérés ; yeux fixes, proéminents; muqueuses apparentes rouge foncéou violacées; battements du cœur forts et tumultueux; pouls petit etvite ; face grippée et pleine d’angoisse.

Puis, au dernier moment, les animaux s’agitent, se couchent, serelèvent et retombent enfin épuisés; alors, les mouvements des côteset des flancs s’affaissent, les mouvements du cœur deviennent trèsfaibles, les sensations s’émoussent, la sensibilité disparaît, et les ani-maux s’éteignent au milieu d’un calme qui contraste avec l’agitationdu début.

3. — Influence du système nerveux sur les phénomènes do la respiration.

1° Centre nerveux respiratoire. — Les phénomènes mécaniques dela respiration sont des actes réflexes dont le centre nerveux se trouvedans le bulbe rachidien, près de l’origine des nerfs pneumogastrique etspinal.

Aussi, la destruction de ce centre, ou nœud vital, suspend-elle immé-diatement le jeu de toutes les parties de l’appareil respiratoire.

2° dSerfs centripètes. — Les nerfs centripètes de la respiration sonttout d abord les pneumogastriques , qui aboutissent au bulbe rachidien,au niveau du nœud vital.

Ces nerfs transmettent à ce point les impressions vagues de lasurface pulmonaire qui constituent le besoin de respirer.

Par ce fait même, leur section, comme celle du laryngé inférieur(Voy. IIP partie, chap. 1 er , tête, larynx), détermine la paralysie du la-rynx; mais cette section des pneumogastriques a d’autres résultats quela paralysie de la glotte, puisque l’ouverture faite à la trachée n’em-pêche, dans aucun cas, l’animal de mourir au bout de 80 à 9o jours.