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CORPS OU TRONC.

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•eide carbonique engendré par cetfe combinaison est transporté par lesang veineux aux poumons, et ainsi de suite.

Par suite d’une des plus merveilleuses harmonies de la nature, legaz que les animaux expirent et qui est impropre à l’entretien deleur vie, est justement le gaz nécessaire à l’entretien de la vie desplantes. Celles-ci l’absorbent par leurs feuilles, le décomposent, re-tiennent le charbon qui entre dans sa composition, et rejettentl’oxygène dans l’atmosphère.

La quantité d’acide carbonique versée dans l’air par le poumon-étant à peu près de 200 litres par heure, on tire parti de cette donnéepour la ventilation des écuries.

L’air expiré a aussi acquis un léger excédent d’azote et de vapeurd’eau, en même temps qu’il a perdu 1/100 de son volume. La vapeurd’eau provient, en grande partie, de la volatilisation des tluides quiimprègnent la muqueuse des vésicules pulmonaires, des bronches, deia trachée, etc. ; c’est elle qui, dans les temps froids, produit ces deux•colonnes de vapeur qu’on voit sortir des naseaux du cheval.

Enfin, on rencontre quelquefois encore, dans l’air qui sort des pou-mons, des substances volatiles accidentellement contenues dans le sang(éther, essence de térébenthine, etc.).

Asphyxie. — Quand le travail chimique de la respiration cessecm se fait mal, il y a asphyxie. Celle-ci peut tenir, soit à l'insuffisancede l’oxygène dans le milieu où se trouvent les animaux, soit à la pri-vation totale d’air, soit enfin à la présence d’une grande quantité d’a-cide carbonique. L’asphyxie produite par des gaz délétères est un véri-table empoisonnement.

La première espèce d’asphyxie est celle qui se produit dans uneatmosphère confinée, où l’oxygène s’épuise rapidement et se trouveremplacé par une quantité à peu près équivalente d'acide carbonique.Elle tend à se manifester dans tout local resserré et fermé; c’est pour-quoi il importe, à défaut d’espace, de faciliter le renouvellement del’air que respirent les animaux par la ventilation.

Les phénomènes asphyxiques qu’on observe sur les liantes monta-gnes, par suite de la diminution de la pression atmosphérique, peuventégalement être rangés dans la première espèce d’asphyxie.

Enfin, l’asphyxie par insuffisance d’air se produit encore dans lescas d’obslruclion des canaux aériens, d’épanchement pleurétique abon-