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CORPS OU TRONC-

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propres à la reconstitution du fluide nutritif. Mais, au lieu de lesprendre dans les matières étrangères, elle les recueille dans la propresubstance de l’être ; l’une prend les produits des mutations de l'ali-ment; l’autre, ceux des mutations des tissus de l’organisme.

Tout en se chargeant d’absorber les matières organiques destinéesà la formation de la lymphe, les vaisseaux lymphatiques puisent encoredes substances qui se trouvent accidentellement déposées, soit à lasurface des membranes, soit dans l’épaisseur des tissus.

De nombreuses expériences ont mis ce fait hors de doute.

Citons, entre autres, la suivante de M. Colin : sur un cheval affectéd’uue plaie de la région inférieure d’un des membres, l’éminent phy-siologiste d’Alfort établit uue fistule à un lymphatique satellite de lasaphène, vers le milieu du plat de la cuisse; puis il plonge le pied dumembre malade dans un baquet contenant une solution étendue decyanure de potassium : Ce sel apparaît dans la lymphe à 1 avingtièmeminute.

Dans les conditions pathologiques, l’action des lymphatiques s’exerceaussi évidemment : ils transportent les matières virulentes ou septiqueset les disséminent partout. Ils prennent souvent aussi la partie séreusedu pus, et même ses globules. Leuractionparaît, enfin, s’exercer éga-lement sur la matière tuberculeuse insérée dans les plaies ouïe tissucellulaire sous-cutané.

11 y a alors irritation des vaisseaux et tuméfaction des ganglions.

Ainsi donc, les lymphatiques prennent une part évidente à l’absorp-tion; mais il faut dire que cette absorption est moins rapide que celledes veines. La pénétration delà matière dans les éléments des tissus sefait à peu près avec la même vitesse; la différence apparente tient àl’inégale vélocité du transport des produits absorbés.

2° Absorption par les chylifères. — Les vaisseaux chylifères naissentde tous les points de l’intestin grêle, se placent entre les lames du mé-sentère, soit autour des vaisseaux, soit dans les espaces que ceux-cilaissent entre eux. Ils acquièrent un diamètre de plus en plus consi-dérable à mesure qu’ils s’éloignent de l’intestin, s’anastomosent entreeux, puis se rendent aux ganglions mésentériques qu’ils traversent. Aleur sortie de ces gauglions, ils se déversent dans une espèce d’am-poule connue sous la dénomination do réservoir de Pecquct , située «à larégion sous-lombaire, et terminée elle-même, en avant, par le canal