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STRUCTURE. — FONCTIONS.
thoracique , long conduit s’étendant sous la colonne vertébrale, depuis-la première vertèbre lombaire jusqu’en dehors de l’entrée du thoraxvoù il débouche dans la veine cave antérieure.
Les chylifères proviennent des petits prolongements de lamuqueuse?intestinale connus sous le nom de villosités. Ces prolongements sontconstitués, de dehors en dedans : 1° par une couche épithéliale quileur forme une enveloppe complète; 2° par une substance homogènetranslucide ; 3° par un réseau de vaisseaux sanguins immédiatementétalés au-dessous de la couche épithéliale; 4° enfin, par des vaisseaux,lymphatiques qui occupent le centre de la substance homogène, etdeviennent le point de départ des chylifères.
D’après cette disposition des parties constituantes des villosités, ilparaît évident que le courant sanguin, placé très superficiellement, satrouve le mieux disposé pour absorber ce que lui livre l’épithélium.Aussi, admet-on généralement que c’eslpar les vaisssaux sanguins quesont entraînées la plupart des matières absorbées. « Mais en môme-temps que la graisse disparaît de la villosité, on voit que le chylifèrecentral devient tout blanc et on y constate^ un grand nombre de mo-lécules graisseuses finement émulsionnées (1). »
11 y a donc lieu d’admettre que le chylifère est spécialement préposéà l’absorption des graisses.
Toutefois, celles-ci ne passent pas exclusivement par la voie lym-phatique : il y en a dans le sang de la veine porte; mais en très petitequantité.
C’est après leur division en une infinité de particules par l’action dessucs biliaire et pancréatique (2), et non comme matières dissouteset diffusibles, que les graisses pénètrent dans la villosité.
Quand l’animal est en pleine digestion, les villosités sont énormes,comme turgescentes ; les ganglions sont également très gontlés.
Ce que nous venons de dire du mécanisme de l’absorption par leschylifères ne nous permet pas, en bonne logique, de supposer que lesmatières albuminoïdes, le sucre, l’eau, les sels, qui entrent avec lesgraisses dans les cellules épithéliales des villosités, s’en séparent,
(1) Ivuss et Mathias Duval, Cours de physiologie, 5° édition, 1883, p. 342.
(2) 11 a été démontré que l’action du suc pancréatique n’est pas indispensable ill’absorption des graisses : SJ. Colin a effectivement enlevé le pancréas tout entier h unporc, sans que celui-ci en souffre et que son embonpoint diminue.