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CORPS OU TRONC.

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comme l'admettent certains auteurs, juste à la surface des parois vas-culaires, pour entrer, les unes dans les chylifères, les autres dans lesveinules mésaraïques. Doués de la propriété de prendre la graisse, leprincipe le plus difficile à saisir, les chylifères absorbent égalementl’eau, les sels, le sucre, etc.

Ils puisent, en somme, tous les principes du chyle dans les aliments;ils les y prennent à la fois déjà métamorphosés et ils les métamorpho-sent encore en. les associant à une certaine quantité de matériauxplasmiques que ces vaisseaux, à titre de lymphatiques, prennent dansles tissus des parois intestinales.

« Le chyle, dans toute sa pureté, est un fluide dont les caractèresphysiques elles propriétés varient un peu suivant les espèces, la naturedes aliments et l’état de la digestion. Il est d’un beau blanc laiteuxchez les carnivores et même chez les herbivores tant qu’ils sont à lamamelle; il est plus clair et très légèrement lacté chez les herbivoresdans les circonstances ordinaires.(I) ».

Il doit à la présence des globules graisseux dans sa compositionles propriétés qui le distinguent de la lymphe.

3° Absorption par les veines. — Les vaisseaux veineux absorbent trèsrapidement, au point qu’on a cru longtemps qu’ils étaient les seulesvoies de l’absorption.

Ce sont surtout les radicules des veines qui sont absorbantes, leursparois étant très fines. Cependant, il est certain que les grands vaisseauxabsorbent aussi.

La participation des veines à l’absorption est démontrée par denombreuses expériences. Citons-enune au hasard :

Magendie etDelile ayant séparé du tronc le membre postérieur d’unchien au niveau de la cuisse, en laissant intactes la veine et l’artèrecrurales, dont la tunique celluleuse seule fut enlevée, afin de détruireles lymphatiques qui pouvaient ramper autour de ces vaisseaux, deuxgrains d’un poison très violent, l’upas tieuté, furent enfoncés dans lapatte : l’empoisonnement fut aussi prompt que si la cuisse n’avait pasété séparée du tronc.

Les matières colorantes, qui paraissent ne point passer dans leslymphatiques, sont probablement absorbées par les veines, puisqu’on

(1) G. Colin, Physiologie comparée, t. il.