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STRUCTURE. — FONCTIONS-
les incorporer pour un certain temps, puis de les rejeter après leur avoir faitsubir certaines modifications, constitue les phénomènes d’assimilation et dedésassimilation.
1° Assimilation. — Les simples lois de la physique sont impuissantes à expli-quer comment la cellule vivante, l’élément anatomique, attire à lui tellesubstance du milieu ambiant. Ici, pas plus qu’en ce qui concerne la pénétrationde l’oxygène du sang dans les éléments anatomiques pour y donner lieu à lacombustion des substances tertiaires et quaternaires, les lois de l’endosmosene sauraient être invoquées ; car, le plus souvent, les choses se passent à l’in-verse de ce que pourrait faire supposer à priori la réalisation d’un simple phé-nomène d’endosmose.
Chaque élément anatomique choisit, pour ainsi dire, dans le milieu intérieur,les substances qu’il s’incorpore. Le sang, homogène, partout identique, se con-vertit ici en muscle, là en cartilage, plus loin en os, en membrane séreusemuqueuse, en production cornée. 11 y a, en somme, une véritable sélectionexercée par les éléments des tissus sur ceux du sang.
D'ailleurs, au moment de l’assimilation des substances du milieu ambiantdes actes se produisent qui les modifient en combinant des éléments em-pruntés aux unes et aux autres :
« Dans les mutations nutritives qui s’opèrent au contact des cellules orga-niques, ditM. Sanson, la plus forte part des matières extractives non azotéesfournies au sang par la digestion est transformée en matières grasses par desréactions dont la chimie ne nous peut encore donner qu’une idée impar-faite (1). »
«L’observation la plus vulgaire, écrit d’autre part M. Mathias Duval, moniroque les féculents sont, de toutes les substances alimentaires, les plus aptes àl’engraissement, ce qui indique que les hydrates de carbone sont très propres àfournir les matériaux avec lesquels l’organisme peut former de la graisse ; maisl’ingestion directe de ces hydrates de carbone n'est pas indispensable à laformation des graisses des cellules adipeuses; il suffit, pour cela, que deshydrates de carbone soient formés dans l’organisme (2). » Or, il est prouvéqu’ils peuvent prendre naissance aux dépens des éléments albuminoïdes, quel’économie, en somme, peut remplacer une substance par une autre, faireservir une même matière à bien des usages divers.
2° Désassimilation. — La désassimilation peut être considérée comme unphénomène chimique d’oxydatiou, par lequel les substances faisant partie del’élément anatomique sont transformées en produits cristalloïdes (acide urique ■urée), qui doivent être rejetés.
Le but de ces oxydations est la production, par la chaleur développée, dedifférentes forces qui sont le résultat du fonctionnement des éléments anato-miques (chaleur, travail mécanique du muscle, phénomène de conduction ner-veuse, elc.).
Mais il faut distinguer, dans les substances assimilées et désassimilées, cellesqui peuvent être considérées comme servant spécialement à la réparation des
()) A. Sanson, toc. cil., p. 303.
(2) Mathias Duval, loc. cit,, pp. 518 et 519.