CORPS OU TRONC.
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tissus, et celles qui sont employées par ces tissus pour produire les combustionsfonctionnelles auxquelles nous venons de faire allusion.
En somme, la machine animale étant identifiée au fourneau d’une machineà vapeur qui produit delà chaleur et, par suite, le travail de la vapeur, enbrûlant du charbon, nous devons tenir compte de ce fait que l’organisme,comme les machines industrielles, s’use en même temps qu’il brûle du com-bustible. Les éléments anatomiques, sièges des combustions, perdent de leurpropre substance et ont, conséquemment, besoin à la fois de substances répa-ratrices et de matériaux nécessaires àde nouvelles combustions.
Quels sont donc les matériaux les plus propres à produire delà substance?Quels sont, au contraire, ceux qui paraissent les plus favorables à la productionde la force?
Les opinions sont encore partagées à cet égard. M. Sanson est d’avis que lesaliments de force par excellence sont les plus fortement azotés. Au contraire, laplupart des physiologistes et des agronomes pensent que ce sont les alimentsnon azotés. C’est, d’ailleurs, ce qui semble résulter des récentes expériencesentreprises par M. Wolff et ses collaborateurs à Ilohenheim. D’après ces expé-riences, en effet, les matériaux non azotés (graisse, amidon, etc.) sont d’abordIransformés pour la production de la force, et c’est seulement lorsqu’ils sontdétruits ou insuffisants que la transformation de l’albumine a lieu. D’où ilsuivrait que ce serait surtout la quantité de matières non azotées qu’on devraitaccroître dans la ration des animaux auxquels on demande un fort travail.
Nous n’avons pas à aller plus au fond de la question. La seule conclusionque nous puissions tirer des lignes précédentes, c’est que, ni les matièresazotées, ni les matières non azotées, ne peuvent, administrées isolément etexclusivement, constituer une ration à la fois capable de réparer les pertesde substance et de fournirles matériaux nécessaires il de nouvelles combustions.
3° Phénomènes complémentaires de la désassimilation. — Ces phéno-mènes n’ont été étudiés récemment que pour les produits de désintégration dessubstances albuminoïdes, dont la transformation définitive en urée sembles’accomplir dans le parenchyme hépatique. Dans les muscles, comme dans laplupart des tissus, en effet, on ne trouve pas d’urée, les albuminoïdes ne subis-sant là que les premières phases de leur oxydation.
3. — Circonstances qui favorisent ou qui entravent la nutrition.
1° Influence de l’âge. — L’activité du mouvement nutritif n’est pas lamême aux différentes époques de la vie et dans tous les organes.
Pendant la vie embryonnaire , le travail de nutrition jouit d’une extrêmeactivité : il y a assimilation prompte, sans décomposition corrélative bien mani-feste pour le plus grand nombre des organes.
Dans Yâye adulte, il y a à peu près équilibre entre le mouvement de composi-tion et celui de décomposition.
Enfin, dans la vieillesse, les phénomènes de décomposition tendent à prédo-miner sur ceux de l’assimilation.
L’activité de la nutrition, dans le jeune âge, explique très bien le mode d’ac-croissement des poulains, qui a lieu de la manière suivante : « Dans la première