CORPS OU TRONC.
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La race, le climat, la saison n’exercent qu’une action insensible sur la tempé-rature du corps. C’est surtout pendant le cours des maladies que la chaleur ani-male est le plus variable. Certaines affections l’augmentent; d’autres, au con-traire, l’abaissent. Aussi, l’exploration de la température donne-t-elle desrenseignements précieux pour juger de la marche d’une maladie et en établirle diagnostic. La chaleur morbide peut monter de deux ou trois degrés, rarementplus; on admet, en général, qu’une augmentation ou un abaissement de qua-tre ou cinq degrés sont des signes de mort (1).
Résistance du cheval à la chaleur et au froid. — Pourles raisons quenousavons données, le cheval, à l’état de santé, conserve toujours sa températurepropre, quelle que soit celle des milieux dans lesquels il vit. En Asie et enAfrique, il supporte sans grande difficulté des températures ambiantes de 50°centigrades et plus; tandis qu’en Russie, il vit très bien dans des milieux de— 20° à — 25° centigrades, et même quelquefois de — 46°, comme en Sibérie.
L’abondance et la richesse des aliments augmentant la chaleur animale, ils’ensuit que l’alimentation des animaux vivant sous les climats chauds doit êtremoins substantielle que celle des animaux habitant les pays froids, qui ontbesoin d’une plus grande quantité de combustibles intérieurs pour subvenir auxpertes plus considérables que fait l’économie.
3. — Vaisseaux et nerfs abdominaux.
1° Artères. — Les vaisseaux artériels qui se distribuent aux organes comprisdans la partie du tronc que nous venons d’examiner (II, face inférieure du troncet abdomen) émanent à peu près exclusivement de l'aorte abdominale, branchepostérieure de la double bifurcation du tronc aortique (voy. 111° partie, cliap. II,§ 2,1, Face latérale du tronc et thorax ).
D’un calibre beaucoup plus considérable que la bifurcation antérieure, Yaortepostérieure (1*1. IX, X, 28 et PI. X, X, 23) parcourt aussi un trajet plus grand etfournit des divisions plus nombreuses. Après sa naissance, elle se porte enarrière, traverse la cavité thoracique et envoie des rameaux à tous les organesqui y sont contenus. Elle pénètre ensuite dans l’abdomen, en passant au traversdes piliers du diaphragme.
Une fois arrivée dans la cavité abdominale, l’aorte postérieure longe la faceinférieure du corps des vertèbres jusqu’à la dernière articulation interverté-brale, et se termine là par la double bifurcation d’où résultent les artèresiliaques externes et iliaques internes, destinées surtout au membre abdominal.
Les principales divisions qui émanent de l’aorte postérieure, dans sa portionabdominale, sont : le tronc cœliaque, qui fournit des branches à l’estomac (artèregastrique), à la rate (artère splénique) et au foie {artère hépatique); les artèresgrande mésentérique et petite mésentérique, dont les divisions se distribuent auxdifférentes portions du tube intestinal; les artères rénales, spermatiques et petitestesticulaires, ou utérines, qui envoient des rameaux aux reins et aux organesgénitaux (voy. lig. 5 du texte).
(1) Pour déterminer la température du cheval, on se sert d’un thermomètre spécial,qu’on introduit dans le rectum.