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CORPS OU TRONC.

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tration du pénis dans les voies génitales de la femelle, où doit êtrelancée la liqueur séminale.

Cet acte, qui n’exige de la femelle qu’une participation à peu prèspassive, nécessite, de la part du mâle, d’abord Yércction du pénis ,puis l 'émission du fluide spermatique.

Premier terme, en somme, de l’acte dont l’émission du liquidefécondant est le dernier terme, l’érection consiste essentiellement enune accumulation de sang dans la trame du corps caverneux et spon-gieux de l’organe érectile, par suite de laquelle le pénis se gonfle,sort de son enveloppe protectrice, et devient apte à pénétrer dans lesvoies génitales de la femelle pour y aller déposer la liqueur séminaleen vertu des contractions des muscles de Wilson et bulbo-caverneux.

Aussitôt l’éjaculation terminée, les oreilles du cheval tombent, satête s’abaisse, un affaissement subit très prononcé semble succéder,enfin, à l’excitation de tout à l’heure.

Souvent, au contraire, après l’accouplement, les femelles éprouventdes spasmes et rejettent une grande partie, sinon la totalité, du fluidequ’elles ont reçu. C’est pourquoi on a généralement l’habitude desoumettre à une course les juments qui viennent d’être couvertes etde leur jeter de l’eau froide sur les reins et la croupe. « Par là, ditM. Colin, on apaise l’orgasme vénérien et l’on prévient les efforts quel’animal peut faire pour l’expulsion des urines, efforts qui entraînenten même temps la liqueur spermatique mêlée aux mucosités vaginales,sécrétées abondamment sous l’influence du rut et à la suite de l’exci-tation causée par le contact des organes du mâle (1). »

L’accouplement ne fait pas cesser immédiatement le rut des fe-melles; aussi, peut-il être répété plusieurs fois à des intervalles fortrapprochés.

Les chevaux, d’après M. Colin, surtout quand ils sont fougueux,peuvent faire plus de vingt saillies dans une matinée.

On observe rarement, chez les animaux, des sympathies ou des an-tipathies particulières entre les mâles et les femelles de la même espèce.Le cheval couvre indistinctement toutes les femelles en chaleurs, etcelles-ci reçoivent, sans préférence marquée, les caresses de tous lesmâles qui les approchent. La parenté même n’est aucunement un

(1) G. Colin, loc. cit., t. II.Le Cheval.

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