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DES RACES CHEVALINES EN PARTICULIER.

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grande. Les uns, de moins en moins nombreux, meurent sans quel’homme les ait jamais soumis ; les autres perdent momentanément leurliberté. Ils sont, dans tous les cas, incomparablement moins beaux queceux qui vivent à l’état domestique. Leurs éminences osseuses sontplussaillantes, leur tête plus grosse, leurs oreilles plus développées,leurs poils et leurs crins ordinairement plus longs, plus grossiers,plus ternes. On ne rencontre pas chez eux ces robes à reflets brillantsdes chevaux domestiques.

Et pourtant, il n’est guère douteux que la plupart, sinon tous, sontdu type arabe ou barbe !

Comme la majorité des animaux sauvages, ils vivent en troupesconduites par un mâle, le plus beau, le plus fort généralement, qui,en chef courageux, s’offre le premier à tous les dangers : « Il veille àla sécurité de la bande; mais, en retour, il exige l’obéissance. Il chasseles jeunes mâles, et tant que ceux-ci n’ont pas réuni quelques jumentsautour d’eux, ils sont condamnés à ne suivre la bande que de loin. Dèsque le troupeau aperçoit un objet qui ne lui est pas familier, le chefrenifle, remue les oreilles, court la tête haute ; s’il flaire quelquedanger, il hennit bruyamment, et toute la bande s'enfuit au galop,les juments en avant, les étalons fermant la marche et protégeant laretraite. Souvent les juments disparaissent comme par enchantement :elles se sont cachées dans un bas-fond et attendent les événements. Lesétalons ne craignent pas les carnassiers. Ils courent sus aux loups et les

frappent de leurs membres de devant. L’on avait dit que, pour

résister â leurs ennemis, ils se plaçaient en rond, la tête au centre,et lançaient continuellement leurs pieds en arrière: il y a longtempsque cette fable est démentie. Ce qu’il y a de vrai, c’est que les étalonsforment un cercle autour des juments et des poulains quand uncarnassier s’approche... » (1).

Dans tous les cas, les chevaux sauvages se défendent si bien descarnassiers que rarement on les voit périr par leur dent.

Ils n’ont pas de refuges fixes pour s’y livrer au repos.

La plupart d’entre eux se domptent facilement; quelques-uns, ce-pendant, sont absolument rebelles à l’éducation.

A l’exemple de Brehm, nous diviserons les chevaux libres en chevaux

(1) A.-E. Brehm, Merveilles de la Nature : La Vie des animaux illustrée, Les Mammi-fères, t. II, p. 307.