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RACES CHEVALINES.

D’ailleurs, la plupart des tarpans captifs succombent au bout d’unan ou deux. Les Mongols chassent ces animaux à cause des dommagesqu’ils leur causent en enlevant leurs chevaux domestiques.

b. — MUZIN

Les muzins ne sont autre chose que les chevaux domestiques rede-venus libres. Ils se mêlent le plus souvent aux tarpans et les adul-tèrent plus ou moins.

Ces animaux attirent également les chevaux domestiques et lesengagent à partager leur liberté.

C. — CHEVAL DES STEPPES OU TARTARE.

Le cheval des steppes de la Tartane (fig. 158 du texte) n’est qu’à demisauvage. Sa race est fort pure et il « paraît, dit Brelim, avoir du sangde la race arabe ». Doué d’une force et d’une vigueur extraordinaires,cet animal est surtout employé comme bête de selle. Les chevauxmontés sont, d’ailleurs, seuls gardés à la maison et nourris de foin etd’orge ; les autres vivent toute l’année dans les steppes et doivent pour-voir eux-mêmes à leur nourriture. Cependant, on les fait rentrer toutesles vingt-quatre heures au village, et l’on trait les juments, qui selaissent assez facilement faire lorsqu’elles ont leurs petits devant elles.

Le lait de la jument tartare ne se boit pas frais: on le laisse fermenter,et on obtient ainsi le koumiss ou cimis, boisson enivrante, qui est pourlesTartares ce qu’est le vin pour nous (1).

« Le cheval des steppes rend au Tartare les plus grands services. Il leporte, lui et sa maison; il bat son blé; il lui aide à forcer le gibier. Onemploie à divers usages sa peau et ses poils. On mange sa viande, sagraisse et ses viscères. La viande de cheval est pour les Tartaresle metsle plus délicat... Chez les Iakoutes, la jeune épouse offre à son fiancéune tête de cheval cuite, entourée de saucisses faites avec la chair dela bête. Les crins de la queue, attachés aux arbres, réjouissent le géniede la forêt (2) ».

Pour prendre un animal des steppes, le Tartare, monté sur un cheval

(1) Voy. Koumiss et Képhir in Science et Nature, 1888, t. lit, n D 88, p. G6.

(2) Brelim, loc. cit., p. 311.