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RAGES CHEVALINES.
de la vie. Avec son cheval, l'Arabe commerce et voyage, il surveilleses nombreux troupeaux, il brille au combat, aux noces, aux fêles deses marabouts; il fait l’amour, il fait la guerre; l’espace n’est plusrien pour lui (1). »
Aussi, de tout temps, chez les Arabes, le cheval a-t-il été l’objet dela plus grande sollicitude, et cette sollicitude, le Prophète n’a négligéaucune occasion de l’entretenir, de la développer ou de l’augmenterpar le sentiment religieux. C’est lui qui a dit :
« Le bonheur dans ce monde, un riche butin et les récompenseséternelles sont attachés au toupet des chevaux...
« L’argent qu’on dépense pour les chevaux passe, aux yeux de Dieu,pour une aumône qu’on fait de sa propre main.
« Chaque grain d’orge qu’on donne au cheval est inscrit par Dieudans le registre des bonnes œuvres. etc., etc. »
Alliés à des exercices gradués, les soins que les Arabes prodiguent àleurs chevaux conduisent rapidement ceux-ci à ce haut degré depuissance qu’ils atteignent à l’âge adulte.
Malheureusement, nous devons à la vérité de dire que, dans ungrand nombre de contrées où jadis il atteignait ses plus hautes qualités,le cheval arabe n’est plus aujourd’hui que l’ombre de lui-même.
Sa production, d’ailleurs, n’est pas seulement moins soignée, maiselle diminue dans des proportions considérables.
Nous constaterons surtout ce fait en ce qui concerne le cheval desÉtats Barbaresques.
Les principaux centres de production du cheval arabe sont mainte-nant en Arabie , en Syrie et en Mésopotamie , surtout en Syrie. C’est delà que se tirent les étalons les plus estimés. Mais la race peuple actuel-lement tous les pays musulmans de l’Asie, de l’Afrique et de l’Europe,depuis la Perse jusqu’au Maroc, en passant par l’Arabie, l’Égypte, laTurquie, la Tunisie et l’Algérie.
b. — RACE BARDE OU BERBÈRE
La race barbe , que nous avons considérée, avec la race arabe, commeoriginaire de l’Asie, d’où elle aurait été introduite en Egypte lors de
(G Général E. Damnas, loc. cil., p. 3fi.