RAGES CHEVALINES.
fio2
Ainsi conformé, on l’utilisait comme carrossier.
Le cheval danois propre à la selle était plus léger, meilleur, moinshaut de taille, avait des formes moins lourdes, moins communes; maisil était beaucoup plus rare.
Aujourd’hui, le type que nous venons de décrire n’a plus aucune ré-putation et sert aux travaux agricoles du pays qui le produit.
Aussi, s’explique-t-on difficilement la faveur dont il a joui commereproducteur et comme cheval d’attelage. Il n’a pas moins fallu que lecaprice d’une courtisane toute puissante pour imposer un tel animalcomme type améliorateur de nos races intermédiaires.
Quant à la concurrence qu’il faisait naguère encore à nos races car-rossières, il y avait dans ce fait, de la part des consommateurs et desmarchands, une telle absence de bon sens, de bon goût, de patrio-tisme et d’amour-propre, qu’il vaut mieux ne pas en raisonner la cause,ne pas en rechercher la raison.
Actuellement, l’ancien cheval danois est complètement transformépar suite de son croisement avec le pur sang anglais : la tête a dimi-nué de volume ; les régions supérieures des membres se sont allongées;la croupe est devenue plus horizontale; la poitrine s’est élargie ; lespieds se sontrétrécis, etc. ; mais, malgré cette amélioration manifeste,malgré qu’il ait acquis plus de brillant et d’énergie, le danois actuel,ou mieux l’anglo-danois, en outre de l’excès de sang qu'il présentesouvent, a conservé un peu du lymphatisme de sa mère.
Il s’ensuit qu’il constitue assez peu souvent un vraiment bon ser-viteur. Sa seule réelle qualité, c’est d’être très doux et très docile.
b. — CHEVAL ÜANOVRIEN
« La race hanovrienne proprement dite, écrit M. Riquot, répanduedaus plusieurs parties du royaume, a totalement disparu dans quelquescontrées. Sa taille est plutôt moyenne que grande; elle est assez dis-tinguée; sa tête est légère, parfois un peu busquée; l’œil petit, hautplacé, ce qui donne à la tête une expression particulière et la faitnommer tête cl'oiseau (1). »
(1) A. Riquet, Documents sur le commerce, l’élève des poulains et les ressources chevalinesdans la plupart des provinces de l'Europe situées au nord et au nord-est de la France (Ile-cueil de médecine vétérinaire, 3° série, t. III, pp. 819 et suivantes). Paris, 1810.