DES RAGES CHEVALINES EN PARTICULIER. 033
Depuis l’époque à laquelle ont paru ces lignes, c’est-à-dire de-puis 1846, l’ancienne race du Hanovre a fini de disparaître sous l’in-fluence du croisement anglais, dont on a, d’ailleurs, usé si abon-damment et si brusquement qu’on a eu beaucoup à se plaindre, làcomme ailleurs, de l’abus du pur sang.
Le cheval hanovrien actuel jouit, toutefois, d’une certaine réputa-tion et constitue la principale source de revenu pour les agriculteursdu pays qui le produit.
C. — CHEVAL MECICLEM BOURGEOIS
La population chevaline du Mecklemboury comprenait autrefois uutype de luxe ou carrossier, un type de selle et un type commun ; maisce dernier peut être considéré comme disparu de nos jours.
Les individus composant cette population avaient, toutefois-, descaractères généraux communs bien tranchés, qu’on retrouve encorechez quelques-uns d’entre eux : « la tète carrée, le front large, lesyeux grands et beaux, les oreilles un peu longues., l’encolure fournie,droite, le garrot saillant, le poitrail assez ouvert, l’épaule oblique,l’avant-bras bien musclé, la cuisse forte, les jarrets étroits et peuévidés, les canons longs, les pieds volumineux, les allures bonnes,
trottant en retroussant.Par l’influence du sang anglais, ces formes
se sont modifiées pour se rapprocher du type de ce dernier, et au-jourd’hui, presque tous les chevaux de luxe achetés dans le Mec-klembourg sont exportés comme chevaux venant d’Angleterre.
« Au dire des marchands étrangers et de ceux du pays, le chevaldu Mecklembourg est le meilleur et le plus élégant des chevaux duNord; la manière de l’élever en augmente le prix; il est aussi très re-marquable parla douceur de son caractère, par la bonté et la durée deses services, par sa souplesse, sa légèreté et la bonté de son pied (1). »
Tel était, toutefois, le cheval mecklembourgeois eu 1846; aujour-d'hui, il s’est beaucoup modifié, et, comme celui du Hanovre, commeTanglo-normand, il a souvent trop de sang anglais. Aussi, beaucoupd’éleveurs regrettent-ils l’ancienne race, d’après Brelnn (2), et cher-chent-ils à en réunir les débris pour la refaire.
(1) A. Riquet, loc. cit., 3 e série, t. IV, p. 439, 1847.
(2) Brehm,foCi cit., p. 307.