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086 11AGES CHEVALINES.

Sont admis à courir au trot, dans ce cas, le demi-sang carrossier, soit monte, soitattelé seul, et le trait léger attelé seul.

L’Etat a bien institué d’autres courses au trot et des primes de dressage pourchevaux hongres et juments de service nés et élevés en France, âgés de 4 ans eto ans, montés, attelés seuls ou à deux; mais la subvention accordée a toujoursété trop minime pour que ces épreuves pussent acquérir, du fait même de la pro-tection de l’Etat, l’importance qu’elles devraient avoir et s’étendre au delà d’uncertain centre de production assez restreint.

C’est dans le but de remédier à cet état de choses que s’est constituée la ,Sociétéd’encouragement pour l'amélioration du cheval français de demi-sang , qui a déjàdisséminé des hippodromes sur les principaux points où le cheval de demi-sangnaît et se développe.

C. — MESURES QUI INFLUENT SUR LA CONSOMMATION ET LA VENTE DES CHEVAUX

REMONTES DE L’ARMÉE

Les remontes militaires sont des institutions hippiques qui ont à la fois pourobjet de satisfaire aux besoins immédiats de l'armée et d’encourager la produc-tion chevaline.

Voyons si l’organisation actuelle est la plus capable de leur faire atteindre cedouble but :

Nous avons fait remarquer, en parlant des institutions hippiques en général,que des auteurs très autorisés critiquent vivement l’intervention directe de l’Étatdans la production du cheval, en se basant sur ce fait qu’elle est aujourd’huiabandonnée pour toutes les autres productions, que les chevaux sont une mar-chandise comme les denrées alimentaires, le fer, le bois, les chaussures, quel’État, enfin, est un acheteur qui doit subir, ni plus ni moins que les autres, la loide la concurrence.

Mais si les opinions sont partagées en ce qui concerne l’immixtion directe del’administration dans la production chevaline, tout le monde, croyons-nous,reconnaît qu’il doit encourager, protéger par les meilleurs moyens en son pou-voir, la fabrication des chevaux de cavalerie : seul consommateurde ces chevaux,qui n’ont guère d’autres emplois en l’état actuel de nos habitudes sociales, il a,en effet, le plus grand intérêt à favoriser leur production, de telle sorte qu’il enexiste toujours dans le commerce un stock suffisant pour parer à tous sesbesoins éventuels :

« La nécessité militaire en question n’est pas contestable. Elle frappe tous lesyeux. Il est évident que la sécurité, la grandeur et les finances nationales sontpartout grandement intéressées à ce que celte question soit résolue. On ne peutdifférer que sur le choix des moyens de la résoudre (1). »

Or, il est à peine utile de dire que la marche suivie jusqu’ici n’a pas donné desrésultats très satisfaisants, puisque chaque fois qu’il s’est agi de passer du piedde paix au pied de guerre, la France n’a pu suffire à fournir l’effectif nécessaireaux différents services de l’armée : « En 1859, lors de la campagne d’Italie,

(I) A. Sanson, loc. cit., t. III, p. 309.