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RACES CHEVALINES.

métis provenant d’une première union entre deux races distinctes, les produits ducroisement de ces deux métis retournent en totalité à l’une des races mères,ou ils se partagent entre l’une et l’autre.

Le caractère commun des métis et aussi des hybrides est la ressemblance, soitavec l'un des parents : alors la ressemblance est dite unilatérale ; soit avec lesdeux parents : alors la ressemblance est bilatérale.

4° Consanguinité. — La consanguinité, que M. Sanson fait rentrer avec rai-son, croyons-nous, sous l’empire des lois naturelles de l’hérédité, sert à désignerla reproduction par des accouplements incestueux. On la met en usage quand onfait reproduire le père avec la fille, la mère avec le fils, le père avec la sœur, lecousin avec la cousine. Les produits sont dits consanguins , et particulièrementutérins quand ils sont parents du côté maternel.

« Un préjugé fort ancien et très répandu attribue à la consanguinité des repro-ducteurs une influence préjudiciable à la constitution du produit de leur accou-plement. D’après ce préjugé, que la plupart des éleveurs partagent encore à desdegrés divers, l’influence se manifesterait par des malformations nombreuses etvariées, par des altérations constitutionnelles, des affaiblissements de la vitalitéet surtout de la fécondité, allant jusqu’à l’extinction de la faculté procréa-trice (1)... » Pourtant, la consanguinité n’a par elle-même aucune do ces influen-ces malfaisantes ; son rôle se borne à accentuer les caractères des procréateurs,les bons comme les mauvais, à élever, en somme, l’hérédité à sa plus haute puis-sance.

Si donc, par le fait même de l’impossibilité de la sélection dans l’espèce hu-maine, les lois civiles et religieuses ont, avec raison, prohibé l’union entre parentsjusqu’à un certain degré, il ne doit plus en être de même lorsqu’il s’agit de nosanimaux domestiques. Car ici, la consanguinité est entre les mains des éleveursl’une des armes les plus puissantes dont ils peuvent disposer; mais, qu’ils nel’oublient jamais, une arme à deux tranchants, dont l’usage à contre-sens seraitrapidement fatal à la production chevaline.

C’est, d’ailleurs, à l’aide de la consanguinité que les Anglais ont créé leursraces les plus précieuses.

b. — MÉTHODES DE REPRODUCTION

Nous distinguons trois méthodes pour reproduire les animaux sujets de lazootechnie : la sélection, le croisement et le métissage, dont la pratique n’est quel’application des lois de l’hérédité.

Elles ont pour but d’imprimer et de perpétuer chez les animaux telles modi-fications, telles améliorations qui puissent les mettre dans le cas de servir à lasatisfaction des besoins nés de l’état social civilisé.

Mais, comme ces méthodes, pour être menées à bien, exigent toutes un choixjudicieux des animaux que l’on veut employer à la multiplication de l’espèce,nous devons tout d’abord dire un mot des conditions générales que doivent réunirles reproducteurs.

Choix des reproducteurs. — Les reproducteurs doivent avoir une bonne

(I) A. Sanson, toc, cit., t. II, p. 41,