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PRODUCTION ET AMÉLIORATION DU CHEVAL.

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santé, une forte constitution, toutes les parties du corps saines, mais principale-ment les organes qui, comme les poumons, les intestins, sont essentiels à la vie.

Les maladies seront considérées comme des défauts absolus ; mais on placeraen première ligne celles qui se montrent héréditaires (fluxion périodique, exos-toses, pieds défectueux, etc.).

En ce qui concerne la conformation, on s’attachera à ce que les animaux aientune poitrine spacieuse, des organes génitaux bien conformés, des membressolides, des aplombs réguliers, une taille convenable, une croupe large (pour lesfemelles surtout).

Ils devront, en outre, être pleins de force, vifs, énergiques, obéissants et doux.Leur robe, enfin, sera celle qui répondra le mieux auxidées reçues dans la localité.

Quant à l’âge, si l’on veut obtenir des animaux forts, robustes, on recher-chera des mâles parvenus à l’âge adulte.

Toutes les qualités de santé, de conformation, de taille, etc., doivent aussi biense rencontrer chez les femelles que chez les mâles. Le peu de soin qu’on apporte,en général, dans le choix des mères, contribue beaucoup à produire l’état d’abâ-tardissement de nos races.

D’un autre côté, l’expérience seule pouvant apprendre d’une manière positivela valeur des animaux, il est toujours bon d’employer les reproducteurs à titred’essai.

1° Sélection.

Le mot sélection (du latin seligere, choisir, et selectio, choix) est usité aujour-d’hui pour qualifier l’opération par laquelle l’homme, voulant créer une racecapable de briller par une qualité déterminée, choisit avec soin ceux des ani-maux de cette même race qui, déjà, possèdent à un certain degré la qualitévoulue, et les accouple.

En vertu de la loi d’hérédité, cette qualité se fixe dans la progéniture et yprend d’ordinaire un épanouissement croissant.

Telle est, du moins, la sélection de l’homme, car la sélection naturelle ne seborne pas à ce qui concerne la reproduction; elle s’étend, au contraire, atoutce qui agit en même temps pour développer les aptitudes en modifiant la con-formation (climat, nourriture, habitude, exercice, lutte pour la possession desfemelles, etc.).

L’objection la plus sérieuse qui ait été faite à la méthode d’amélioration desraces par elles-mêmes, c’est quelle agit avec trop de lenteur comparativement àcelle du croisement qu’on lui oppose.

Mais, quant à ses effets, ils sont reconnus comme certains, et personne, aumoins en France, ne conteste que la méthode de sélection soit efficace pour con-tribuer à l’amélioration des populations animales. Sous son influence, la trans-mission des améliorations créées est sûre, infaillible.

Aussi, ne saurions-nous la proclamer trop haut supérieure à toutes celles danslesquelles cette même transmission est nécessairement précaire et aléatoire, àquelque degré que ce soit.

Car, si la sélection a le tort d’agir un peu lentement, elle a cet immense avan-tage de conduire à des résultats toujours certains pour le présent et surtout pourl’avenir,