Marius(l)et parmi nosancètresjusqu’au règne de Charles vit,examinons les changements introduits chez nous depuis lexvi' siècle. Malgré la défaveur attachée au nouveau modede combattre, malgré les plaintes et les doléances de la classenoble, investie jusqu’alors du privilège de défendre le sol,malgré la répugnance des familles aristocratiques pour desinnovations qu’elles regardaient comme le signal de la dé-cadence des vertus guerrières el qui faisait dire à Lanoue :ce qui a abâtardi notre infanterie, c’est que les nobles s’en sontretirés et ont dédaigné non-seulement d’y porter l’arquebuse etla pique, mais encore d'y prendre charge , nous voyons lesarmées suivre néanmoins une progression ascendante, quantau nombre, quant à l’intensité des combats et surtout quantaux dépenses affectées à leur entretien. Les chiffres sepressent sous notre plume, et confirment nos assertions, enrenversant la manière de voir des derniers héros de la che-valerie brusquement froissés par un changement qu’ils n’ontni prévu ni étudié, et en combattant les illusions et lesregrets de ceux qui, entretenus dans le culte de traditionschaque jour plus épuisées , ne peuvent se résigner à voirchanger les termes d’une science qui leur a tant coûté àacquérir. Genesont pas seulementles contemporains Lanoue,Brantôme et Montluc qui, au spectacle de la disparition desanciennes formes, présagent la chute complète de l’espritmilitaire ; à un siècle et demi de là, l’auteur de lVEssatsurla tactique ne comprend pas mieux la marche du temps.
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Des chemins de fer de l'Europe centrale : considérés comme lignes stratégiques / [A. Jardot]
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