DES CHEMINS DF. FER
40
droite, restent sans défense, ne présentant qu’une cam-pagne rase et livrant à l’ennemi avec le pays de Chiinay,les sources do l’Oise d’où il peut tourner les Ardennes ou gagner les vallées de l’Aisne et de la Marne qui con-duisent sur la capitale. En choisissant pour point d’atta-que les abords de l’Escaut,plus éloignés de Paris de 15lieues environ, que la partie au sud de Mons , l’ennemis’affaiblirait premièrement, en laissant sur sa route destroupes pour masquer les places importantes de Lille ,IJouay et Arras . Or il évitera une partie de ces incon-vénients en suivant la Sambre entre Mons et Givet ; etcomme en outre ( et c’est à nos yeux ce qu’il y a deplus décisif) le double chemin de fer de Bruxelles à Mons et à Namur, ayant à Braine-le-Comte le sommet de l’an-gle opposé à la base d’opération présumée, servira mer-veilleusement les plans d’une armée d’invasion, c’est aussice qui doit déterminer notre choix pour le tracé d’unoligne de fer entre Paris et la frontière Belge .
Un des objets de cette ligne sera d’établir la communi-cation del’Anglclerre avec Bruxelles et Paris en jetant d’unpoint quelconque un tronçon sur Calais . Comme il importeavant tout de rapprocher de la capitale de la France dosvilles telles que St Quentin, Cambray et Valenciennes , lesplus directement menacées par l’ennemi en cas d’invasion,il nous semble plus convenable de préférer au tracé doParis à Lille par Amiens , celui de St Quentin, qui, abrégeantde plusieurs lieues la distance entre Paris , Valenciennes etBruxelles , remplit mieux les conditions do défense, sansnuire en rien à la célérité des relations commerciales. Outreles facilités d’exécution que présentera sa construction,celte bgne est évidemment la véritable voie militaire pourcouvrir entre St-Quentin et Mézièrcs, celte partie de notre