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frontière du nord la plus ouverte, celle où viendront seconcentrer les forces de l’ennemi, sollicitées à la fois parune trouée plus large, par son rapprochement de Paris ,surtout par l’existence d’un double chemin de fer, lancé deBruxelles,etaboutissant le premier à Mons , le second à Na-mur, à quelques lieues de Liège , où il rejoint la route de Co logne . Lalignepar St- Quentin touche aussi au confluentdel’Aisne et de l’Oise , et permet de porter rapidement des corpsauxiliaires sur Amiens et sur Soissons , et de couvrir alterna-tivement la capitale en restant maître du sommet de l’anglele plus essentiel à garder. Dans ce système, Compiègne de-vient une posil ion telle que le recommandent les hommes del’art, d’où une armée pourra manœuvrer avec avantage, soitpour concourir à la défense de Soissons , soit pour lier sesopérations avec celles d’une armée dans la vallée delalUarne,soit enfin pour se jeter sur Beauvais par une prompte di-version et arrêter sur ce point la marche de l’ennemi.
Le projet qui propose de détacher de la ligne de Paris àLille par Sl-Quentin, un embranchement sur Strasbourg ,passant par Reims , Verdun et Metz , peut être défendu jus-qu’à un certain point, au point de vue de la rapidité descommunications entre le Hûvre et le Rhin ; néanmoins detels avantages, fort contestables sous le rapportée la plusgrande convenance des voyageurs, et conséquemment del’économie bien comprise, ne pourront jamais compenser ledanger qu’il y a à tracer parallèlement et à une courte dis-tance de la frontière, une ligne exposée à être rompue surpresque tous les points de son parcours. D’ailleurs ces con-trées ne sont point assez populeuses, les habitudes decirculation n’y sont point assez développées pour que dansun but incertain on tente de créer des relations différentesde celles qui existent. Depuis des siècles la route de la