de l’europi; centrale. 4^
Milan , et de ceux que ses ressources ou la configuration duterrain lui permettront de créer à travers leTyrol, la Slyrieet l’Illyrie . Jusque-là nous disputerons avec avantage lespassages des Alpes , tant àcause de l'insuffisance des moyensderésistance de l’ennemi,que par suite du lien nouveau qui,par Paris , unira en quelques heures Lyon à tous les poinlsde la France et les rendra solidaires de sa défense. La di-stance et le temps , ces deux 'choses décisives à la guerre,seront désormais pour nous, lorsqu’il y aura lieu de com-mencer les hostilités sur notre frontière du S. E.
Les traités de 1815 ont non - seulement dépouillé laFrance de ses conquêtes au N. E.,aussi bien qu’ailleurs;mais sur aucun point l’étranger n’y a ouvert des brèchesplus larges pour rester maître d’y pénétrer ; nulle part,ainsi que nous l’avons déjà remarqué, il ne songea se ména-ger la possibilité d’accumulerplus facilement et plus promp-tement ses forces, dès que scs passions ou ses intérêts lepousseront à former une nouvelle coalition contre laFrance.Dans celte vaste trouée de 40 lieues qui, de Thionvillc àLauterhourg, limite notre frontière entre la Moselle et leRhin , Strasbourg , Metz et Thionville , seraient, avec lesconditions anciennes de défense, bien insufiisantes déjàpour arrêter une invasion ennemie. Je ne parle pas delîitche, Marsal, Toul , etc. ; leur nullité, dans une tellequestion, n’a plus besoin d’être démontrée. La Saarre, surlaquelle nous ne possédons aucune place forte considérable,ne peut pas davantage nous offrir quelque protection- Laperle que nous avons faite de Saarlouis et de Landau,livre naturellement à la Prusse et à la Bavière des passagesqui, en évitant Metz , conduisent brusquement leurs annéesau cœur de la Lorraine et sur les chemins de la Champagne .Saarlouis , dont la grandeur a été augmentée, Landau, qui