DES CHEMINS DE FER
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jadis nous défendait et maintenant nous attaquera , ontdonné à la Prusse et à la Bavière , sur qui pèse l’Autriche ,de fortes positions militaires contre nous. Elles augmente-ront le nombre des places de dépôt que l’ennemi a intérêtà établir en avant de Mayence et de Manheim .
A ces dangers, bien capables de faire naître de sérieusesréflexions, il faut ajouter la force imposante que les lignesde chemins de fer convergentes sur Cologne , Mayence etManheim , vont incessamment assurera l’Allemagne contrenotre frontière duN.E. particulièrement. De ces trois points,l’Allemagne étendra des mains de fer sur la France , oùtant de causes provenant des traités de 18l5,del’insuflisancedes places fortes, rendent déjà la défense du territoire sidifficile. Les nœuds formés aux points d’intersection de plu-sieurs chemins de fer, deviendront les positions stratégiquesnaturelles les plus redoutables; au nord, Cologne , où vien-dront se souder les lignes do Belgique , du Hanovre , duHolstein , de la Weslphalie, et môme de la Prusse et de laSaxe; au sud, Francfort et Mayence , plus rapprochées denos frontières, seront également plus en mesure de recevoirles contingents desdiversétats de l’Allemagne , avec lesquelsces deux villes seront bientôt reliées directement. La Prusse ,la Saxe , le grand duché de Bade , le Wurtemberg, la Bavière ,l’Autriche , une foule de principautés secondaires, suivrontforcément , dans une marche aggressive, les rails-ways quiles conduiront à Mayence et à Manheim , et delà à Saarelouiset Landau. L’Allemagne coalisée a donc son chemin tracépour arriver aux portes de la France , dès à présent déjà lesplus faibles. Ce n’est plus à Kehl ni à Bàle que l’ennemicherchera à franchir le Rhin ; ce qui semble indiquer com-bien la ligne qui lie ces deux places est dovenue secondaireà ses yeux, c’est le peu d’emprcsseirient qu’apporte la con-