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plus en plus à simplifier les opérations sous le rapport de lamultiplicité des points à défendre et à substituer la plusgrande somme d’action sur un point, à une stratégie moinsostensible, à des manoeuvres multiples, à des attaques par-tielles. Les bases d’opérations ne seront plus à proprementparler que des positions stratégiques, et il s’agira bien moinsde combiner les opérations de plusieurs armées, agissantparallèlement, que de réussir par un choc violent à forcerl’entrée du territoire ennemi, à y faire une profonde trouée.
Aucun plan de campagne ne saurait plus être désormaisdiscutable, qu’autant que s’appuyant sur de nouveaux élé-ments de succès, il fera intervenir dans ses combinaisonsles ressources incalculables dues à l’emploi des chemins defer. Quelles que puissent être les intentions de l’ennemi;malgré le plus ou moins de faiblesse do notre frontière parrapport au nombre et à la position des places fortes qui lescouvrent, le choix des points pour commencer l’attaquesera de plus en plus restreint et indiqué d’avance ; et commeles roules ordinaires ont jusqu’à présent déterminé la mar-che des hostilités, les lignes de fer traceront désormais leuritinéraire. Lorsque l’ennemi pourra en quelques heures, deRions et de Namur , de Saarlouis et de Landau, assurer sescommunications avec l’intérieur de l’Allemagne , ce seraitabsurde à lui de retarder de plusieurs jours l’exécution deses projets, dans le but d’entreprendre ses opérations surdes points différents où il aurait moins de facilités pour ras-sembler des masses. Le succès devant être le résultat del’action combinée du nombre et de la vitesse des mouve-ments, il ne saurait y avoir d’incertitudo sur le systèmed’attaque qui, avec le secours des chemins de fer, lui con-viendra le mieux pour entamer notre frontière et atteindrele plus tôt possible la capitale de la France .