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l;i discrétion d'un adversaire, une seule fois vainqueur!
Nous ne voulons pas pourtant exagérer l'utilité des che-mins de fer dans une guerre défensive. Nous savons que,quelque réelle que soit l’efiicacitéde leuraction, elle ne sau-rait compenser le découragement qu’entraînent des reversou des désastres, et surtout imprimer à une armée qui baten retraite, une confiance assez soutenue pour rivaliseravec l'enthousiasme irréfléchi mais ordinairement heureuxdu vainqueur. La furia francese restera toujours l’élémentmoral de la plus haute valeur, pour contribuer au succèsd’une campagne, et l’on sait qu’elle ne se révèle jamais avecplus d’eclat que dans une guerre d’invasion Toutefois, re-connaissons avec joie, comme une garantie de plus, acquiseaux défenseurs des idées pacifiques, que si l’ennemi trouvedans l’usage des lignes de fer plus de facilités pour passerà l’état d’assaillant, ce rôle deviendra de plus en plus pé-rilleux a mesure qu’il gagnera du terrain; une énergiquerapidité de mouvements, une promptitude extraordinairedans sa marche sur la capitale, pourront seuls le tirer sou-vent d’une situation critique et le sauver d’une ruine cer-taine. Plus que jamais on verra se confirmer cet axiome :retarder Vennemi , c'est le vaincre, car il faut ou qu'il reculeou qu’il meure de misère (1).
Nous avons dit pourquoi des places fortes n’étaient plusdes obstacles suffisants pour arrêter la marche d’une arméeenvahissante, constamment en rapport, par lignes do fer,avec toutes les places de dépôt de son propre pays. Des ar-mées manœuvrières, susceptibles d’ôtre transportées rapi-dement sur les points les plus éloignés de l’échiquier mili-