55
taire, et rencontrant, dans des espèces de camps retranchés,des moyens d’approvisionnements et un abri en cas de dé-faite, resteront désormais l’unique clé de défense d’unroyaume.C’est alors qu’une ligne de fer de Paris à Strasbourg ,rendra, dans les diverses périodes d’une guerre défensive ,tous les services que comportera sa double destination,d’opposer la plus grande somme de résistance au point leplus redoutable de l'ennemi, et par son parcours, de servirsimultanément à toutes les phases de la guerre, quelle quesoit la zone du territoire où l’effort deviendra le plus urgent.Tant que nos frontières ne seront pas entamées, sa direc-tion sur Metz et sur Strasbourg , sous un angle dont le som-met sera Nancy , le fera rayonner sur deux points essentielset mettra en rapport direct, l’armée du ltbin et celle de laMoselle , qui observeront l’ennemi à l’abri de deux de nosgrandes places fortes. Dans cette supposition , Nancy , parses ressources, par son étendue, par les approvisionnementsqu’il sera possible d’y faire arriver et d’y accumuler, aiderapuissamment à I’alimentalion des corps d’opération , etpourra, au besoin, si la communication de Strasbourg àRâle est interceptée, diriger à travers les Vosges des ren-forts qui, en quatre ou cinq jours de marche, arriveront enface de l'ennemi du côlé do Helfort.
Contraints à opérer notre retraite, ce sera encore la lignede Paris à Chàlons qui deviendra le bouleYart de la France ,en défendant le mieux les abords de Paris . En môme tempsqu’une portion de l’armée envahissante pénétrera en Lor raine et dans la Haute-Marne , pour se joindre aux opéra-tions du S. E. ou pour gagner la vallée de la Marne, uneautre fraction s’avancera dans la direction de Verdun ets'efforcera d’atteindre lteimsl ou Chàlons . La ligne quiunira Paris à ce dernier point, sera donc, à cet instant de la