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Des chemins de fer de l'Europe centrale : considérés comme lignes stratégiques / [A. Jardot]
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guerre, d'une immense utilitéelle permettra non-seule-menl do résister à lennemi au N. et au S. de cette ville;mais par son action combinée avec la ligne de Paris à Saint- Quentin , elle menacera surtout constamment le flanc delennemi, engagé et de plus en plus pressé dans langleformé par le cours de lOise et celui de la Marne . On serappelle ladmirable campagne de 1814, durant laquelle legénie de lEmpereur sut tant de fois triompher partielle-ment dune formidable coalition, en allant chercher seschamps de bataille alternativement sur lune et lautre rivede la Marne . Combien ses vastes combinaisons militairesneussent-elles pas mieux réussi encore, si au lieu de re-courir à des moyens de transports bornés et fatalsà la santéde ses troupes, il eût eu à sa disposition une ligne de ferqui, mettant Chùlons à cinq heures de Paris , aurait, en pro-longeant la défense directe, permis de préparer et dexécuterune diversion sur le flanc ou sur les derrières de larméeennemie !

Nous arrivons enfin aux dernières limites de la défense,alors que le théâtre des opérations, resserré de plus en plusvers le sommet de langle compris entre le cours de lOise etcelui de la Seine . Tout espoir nest pas perdu , et lon a en-core à attendre beaucoup du jeu simultané des trois liguesde fer de Paris à Saint-Quentin , à Chiions et à Montereau ,soit pour livrer bataille et reprendre loITensivc, soit pourservir la défense, préparée de longue main par la construc-tion douvrages dart à Soissons , à Monlmirail et à Nogent-sur-Seinc. Réduite à une telle extrémité, il ne sera pas im-possible que la stratégie puise, dans le voisinage de la ca-p.t de, dans la possibilité de pouvoir , en quelques heures,réunir trois corps darmées divers, des chances favorables,capables dinlluer »ur lissue de la guerre. Quoi quil en soit.