DR!» CHEMINS DE FER
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partie le canal de Bourgogne et rencontrant les villes deMelun , Montereau , Sens , Tonnerre et Semur . Outre que salongueur, évaluée à 69 li,,u,,, ,5, serait moins grande que cellede deux autres tracés projetés, l’un par la vallée de la Seine ,l’autre en suivant la direction de l’Aube , il a l’avantage depouvoir être construit à ciel ouvert, tandis que ses rivauxnécessiteraient l’édification de plusieurs ponts, de plusieurssouterrains, dont l’un , dans chaque tracé, n’aurait pasmoins de 3,000 mètres de longueur (1). Ce ne sont pointencore cds difficultés d’exécution et d’autres provenant dela raideur des pentes et des courbes qui motivent notrepréférence pour le projet étudié par M. Polonceau . Assezrapproché du cours de la Loire , il remplirait, scion nous,un triple but : celui de couvrir les abords d’une partie de cefleuve, tout en pourvoyant à la défense de Besançon et deBelfort , qu’une distance de 18 et de 37 lieues séparent àpeine de Dijon , et aussi d’étendre ses bienfaits commer-ciaux à un plus grand nombre do départements avoisinantle centre de la France . Cette ligne assurerait en outre unplus grand champ d’opérations à la défense du territoire,par suite de l’étendue de surface comprise dans le trianglecirconscrit par la Marne et la Seine , entre Châlons , Paris etJoigny (cette dernière ville distante d’une vingtaine delieues de la Loire ).
La ligne de fer directe, do Paris à Nancy et à Strasbourg ,indispensable, comme nous l’avons démontré, a besoin deconserver sa sphère d’activité entière et complète : les rai-sons majeures invoquées au nom de la stratégie, loin d’im-
(1) M. Bœrscli. — Rapport du conseil municipal de Strasbourg, novembre 18d I.