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DE l’ECROPE CENTRALE.
poser quoique concession aux intérêts du commerce, ap-pellent heureusement un tracé qui féconderait leur prospé-rité. H y a plus, d’après nos principes, le réseau général serépartit avec plus d’équité sur la surface de la France : em-brassant un plus grand nombre de départements, il sertmieux la cause du mouvement intérieur, tout en paraissantsubordonnéaux nécessités de la défense. Trop rapprochées,deux lignes de fer ne peuvent que se nuire réciproquementau point de vue de leur production, sans devenir l’un pourl’autre, en temps de guerre, un auxiliaire bien essentiel.
De telles considérations ne nous éloigneraient pas tropde reconnaître la supériorité du tracé de Paris à Lille parAmiens , lequel traverse de grands centres de population, sicelui de Saint-Quentin , qu’on lui oppose, n’était de la plushaute utilité;si l’intérêt vital de la France n’était pas de rap-procher le plus possible Bruxelles de Paris et de pouvoirjeter, au premier signal de guerre, de nombreuses troupesdans celte trouée entre la Sambre et la Meuse , si rapprochéedes chemins de fer de la Belgique , et par conséquent deceux de l’Allemagne par Aix-la-Chapelle et Cologne .
§ VI.
Comparaison entre les deux chemins de fer de Paris à Stras bourg , au sud ou à lest. — Examen de tracés intermédiaires.
Ramenée à des termes aussi larges, la question des che-mins de fer serait bien près de recevoir une solution satis-faisante. Placer les intérêts nationaux au-dessus des conve-nances locales, serait le moyen de satisfaire les exigences