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déplorables, essayent, avec une ardeur diyne d’une meil-leure cause, de faire triompher une rivalité que repoussentles intérêts commerciaux, non moins que ceux de la défensedu territoire. Sans preuves, quant au présent, de l’avantaged’une telle ligne, on s’est adressé à des considérations detransit, de marchandises, accessoires incertaines, en invo-quant l’opinion de la chambre du commerce du Havre, eten exposant les nécessités du trésor, que l’on cherche à re-lever de son état de détresse, par des expédients qui achève-raient de le ruiner.
Deux tracés ont été étudiés enlre Paris et Vitry ; l’un plusdirect, par lesplateaux, traverseSézanne etprésenteun par-cours de 45 lieues ; l’autre suit l’ancienne route par la valléedelà Marne et touche, sur son passage, Meaux , Laferté,Château-Thierry , Epernay , et Châlons ; sa longueur, évaluéeà 52 lieues, plus considérable que celle du précédent, de 71.est rachetée par l’immense avantage de traverser des paysriches et fertiles. Loi s même que le transit des voyageursde l’Allemagne et de la Lorraine, qui se dirigent sur Paris et sur le Ilàvre, ne réclamerait pas impérieusement cetteligne, il ne saurait être indifférent pour la défense du terri-toire, que tant de villes, qui deviendront inévitablement, encas d’invasion, des centres d’approvisionnements, des dépôtsde troupes, ne soient pas en relation intime avec la capitale.Ne faut-il pas d’ailleurs que le corps d’opération qui tiendraposition dans la vallée de la Marne, soit le plus rapprochépossible des places de Soissons , Reims , Verdun , Vouziers,(qu’on songe à fortifier) qui, presque au début d’une inva-sion, auront à résister aux efforts d’un ennemi nombreux.Or, Château-Thierry est à 12 lieues de Soissons , et Châlons à 10 lieues de Reims et à 18 de Verdun ; une journée oudeux subiront pour porter des secours sur ce point iinpor-