ta ni. Le tronçon par la vallée est donc préférable sous tousles rapports, puisque en môme temps qu’il est plus favorableaux intérêts généraux de la population, il permettra d’agirpromptement dans la vallée de l’Aisne et dans celle de laMeuse . Tourrait-on sacrifier d’aussi graves intérêts à lapuérile considération d’une économie de temps d’une heureenviron, gagnée dans un trajet de plus de 50 lieues?
Le tronçon de Vitry à Nancy n’a point de concurrent; salongueur est de 33 lieues ; il côtoie, en le traversant à Car,le canal de la Marne au Ithin, et dessert les villes de Bar,de Ligny, de Toul . Si la ligne d’embranchement de Nancy sur Metz ri'offre pas de dilliculté d’exécution et qu’il sutlise,pour parcourir celte distance de 12 lieues, d’établir un rail-way le long de la Moselle , il n’en est pas de môme de lavoie à ouvrir entre Nancy et Strasbourg . De graves dilli-cultés d’exécution pour le passage des Vosges , et quelquesobjections présentées par le comité des fortifications, ontajourné toute solution. Trois projets sont en présence : lepremier, par la vallée de la Moder, passerait par Vie, Marsal et Dieuze , il suivrait le canal des Salines de l’est jusqu’àSarrealbe, et rejoindrait Strasbourg par Ingwiller et Ila-guenau: sa longueur serait de 42 lieues. Le second présenteun parcours de 32 lieues, 10 de moins que le précédent; il liepresque enlignedroiteNancy et Strasbourg , par Sarrebourg et Savernc, dans sa direction le canal de la Marne aulthin ;mais d’assez grandes difficultés se présentent entre Sarre bourg et Saverne , pour passer de la vallée de la SaarredanscclledelaZorn. Lctroisièmeprojet, celui du plateaude Fra-montet de la vallée de la Bruche, recommandé par le géniemilitaire, comme pouvant facilement être dérobé à une ten-tative destructive de la part de l’ennemi, aurait une lon-gueur intermédiaire, environ 36 lieues-, il suivrait la vallée