toutes les parties de l’Allemage. Comme Saarlouis et Landauseront elles-mêmes bientôt en communication directe parrails-ways avec le reste de la Prusse et de la Bavière dontelles dépendent, il ne reste à la Lorraine pour arrêter uneaggression, que d’être rapprochée de Paris afin de puiserdans ce cœur de la France les ressources nécessaires pourconjurer un danger possible, sinon imminent. L’ouverturede cette frontière, son rapprochement de la capitale l’insuf-fisance des deux places fortes qui l’avoisinent, nécessitentdonc l’établissement immédiat entre Paris , Nancy , Metz etStrasbourg , d’une ligne de fer, déjà sollicitée par des inté-rêts commerciaux importants , par une circulation activede voyageurs entre Paris et l’Allemagne .
Espérons que le gouvernement, que les chambres appe-lées incessamment à prononcer dans la giave question deschemins de fer, sauront éviter que cette sérieuse discussionne dégénère en débat de mur mitoyen. Fidèles à la voixd’une conscience éclairée, les représentants de la France voudront sans doute envisager l’intérêt de l’Etat dans saplus haute signification. Tous sentiront que le travail quiféconde le sol et engendre la prospérité a besoin avant tout,de la force qui protège et fait respecter. Le patriotisme desanciens avait ses abus, en voulant tout absorber; évitonsl’excès inverse et n’allons pas croire que la meilleure politi-que soit de pousser la confiance jusqu’à l’aveuglement. Laphilantropie dans son application, doit s’arrêter aux limitesde la nationalité, car la passion de la paix universelle estune illusion aussi dangereuse peut être qu’une soif insatia-ble de conquêtes.
Imprimerie rte Moqeei et Halqielin, rue de la Harpe, j)0,