DBS CHEMINS UE PEll
78
de Napoléon , utilisera de plus en plus les moyens que l’ap-plication de la vapeur met à sa disposition. Fidèles surtoutau principe capital de ce grand homme de guerre, les géné-raux, ses dignes successeurs, tiendront moins à se montrerpartout qu’à agir avec toutes leurs forces sur un point donné.
Seulement alors, les nations connaîtront l’économie d’unepaix armée, et en ressentiront les bienfaits. Toujours prêtsà se porter précipitamment au devant d’une aggression,avec des forces suffisantes pour la contenir, on renoncera àces rassemblements partiels, aussi funestes au-trésor, quedéplorables quant à leurs résultats, sur l’effectif des com-battants. Sans recourir à ces routes longues et pénibles, qui,avant d’entrer en campagne, ont déjà tant réduit la forcenumérique des corpsd’armée, des démonstrations vigoureu-ses seront toujours possibles. Les points d’attaque et dedéfense, jadis entièrement subordonnés à la configuration dela frontière, n’auront plus guère pour régler leur choix, quela connaissance du rayonnement des rails-ways.
C’est ici que l’étude des chemins de fer qui ne tarderontpas à sillonner laBelgique et l’AUeningiie, nous a aidés à iixernos doutes. Un pareil examen, nous a indiqué qu’une partievulnérable de notre frontière du Nord se trouvait d’abordentre Mons et Mézières, par suite des lignes de fer qui re-lieront par Bruxelles, l’Océan , la Hollande et l’Allemagne .Quoique encore accessibles à l’ennemi, l’Est et le S. E. dela France , ont beaucoup moins à redouter à cause de ladilficulté de faire arriver jusqu’à eux des chemins de fer àtravers la Souabe , la Suisse et le Piémont. Mais nulle part lepéril n’est aussi mauifeste, aussi grand que sur notre fron-tière du N. E. Là un réseau formidable, convergeant àMayence et à Manheim, par une inlinilé de rameaux, ver-sera dans ces villes le tribut de la coopération militaire de