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Histoire de la forêt de Fontainebleau / par Paul Domet
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toutes ces questions, nous défiant de la propension auxhypothèses à laquelle conduit, presqu’irrésistiblement,l’étude de la structure de l’écorce de la terre.

Nous ne remonterons pas le cours des âges au delà del’apparition des terrains tertiaires : les fouilles faites,dans la forêt de Fontainebleau, n’ont pas dépassé ceux-ci. On sait cependant qu’ils reposent sur la craie , le plusrécent des terrains secondaires, qui paraît former unesorte de calotte sphérique concave, dont le centre setrouve, à peu près, sous Paris, et dont les bords viennentse montrer au jour suivant une circonférence de quinzeà vingt lieues de rayon. Du côté de Fontainebleau, onremarque cet affleurement vers Villeron, Yillemer, Ville-cerf, etc. On voit, par l’étude des coupes du terrain faitesdans cet espace, auquel on a donné le nom de bassin deParis, et par la comparaison des hauteurs relatives desdiverses formations , que le fond de cette espèce de golfeprésente de grandes inégalités qui ne correspondent nul-lement à celles de la surface du sol actuel.

Dans ce creux s’est déposée une roche d’argile plastique,qu'on a pu étudier à Éeuelles, Episy, La Génevrave, Mo-ret, Nemours, etc. Elle est composée d’un ensemble decouches enchevêtrées les unes dans les autres : argilesmarneuses, poudingues, sables et grès engagés dans desmarnes sableuses, argiles associées aux sables. Cette forma-tion diffère, essentiellement, de celle quelle recouvre; leurnature chimique n’est pas la même, non plus que l’ori-gine des débris organiques qu'elles renferment. Ceux dela craie sont évidemment, marins, tandis que l’argile plas-tique ne contient que des restes de corps organisés, ter-restres ou fluvialiles. Enfin, ces deux terrains se succè-dent l’un à l’autre, sans transition aucune. Il y a donceu,nécessairement, une séparation tranchée, peut-être unlong espace de temps, entre leur dépôt. La mer, dans la-quelle s’est formée la craie, s’est retirée, laissant à dé-couvert de larges et blanches vallées stériles, analogues