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par des éboulements, par les crues des cours d’eau, ouenfin, par la décomposition des détritus organiques.
Les collines ne sont ni assez élevées ni assez abruptespour qu’il ait pu se former sur leurs flancs des éboule-ments bien considérables. Les sables et l’argile cèdentseuls, sur les versants où ces deux roches affleurent', lespremiers surtout, meubles et incohérents, sont facilemententraînés, sous l'action de la pluie et du vent, loin de leurposition naturelle. Les assises supérieures se trouventainsi déchaussées; manquant de point d’appui, elles s’é-croulent et restent gisantes sur les pentes et au pied destalus. Ces terrains éboulés n’ont, du reste, aucune impor-tance géologique, mais ils masquent souvent les roches enplace, et il ne faut pas les confondre avec elles.
En second lieu, les rivières actuelles font, sur unëéchelle microscopique, ce que faisaient les vastes coursd’eau dont elles ne sont plus que les infimes représen-tants : elles charrient et déposent sur leurs bords, lors-qu’elles sont en crue, des débris composés de sable, degravier, de marne et de limon; c’est ce qu’on appelle desatterrissements. On en voit, principalement, le long de laSeine. Ils ont avec les terrains de transport proprementdits de grands rapports de nature et de gisement, maisne s’élèvent jamais beaucoup au-dessus du niveau actueldes eaux.
Enfin, les feuilles qui, tous les ans, tombent des arbres,les plantes qui meurent à la surface de la terre, les dé-tritus et la fiente des êtres animés forment, modifiés parles agents atmosphériques, et enveloppés dans les débrisde la couche supérieure, quelle qu’elle soit, l’humus quela culture et la main des hommes viennent remuer etchanger chaque jour.
Il est fort difficile de classer les terres végétales par desconsidérations purement géologiques : trop d’élémentsdivers entrent dans la question. Cependant on peut direque lorsque l’assise subjacente est une roche homogène,