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abattu, il n’avait que celle du travail employé à le façon-ner, et les premiers forestiers durent plutôt s’occuper defaire faire des défrichements, de préparer les chasses,d’assurer la fourniture de la table du souverain en gibieret en poisson, que de gérer et de conserver les biens quileurraient confiés.
C’est à partir de Philippe-Auguste qu’on chercha à or-ganiser une administration plus régulière. La plus an-cienne ordonnance connue sur la matière est due à ceprince (novembre 1209); elle concernait les attributionsdes gardes, ainsi qu’une autre édictée par Louis VIII, en1223.
Vers cette époque, on institua, par tout le royaume,des maîtres des eaux et forêts. La manière dont ces nou-veaux agents l'emplirent leurs fonctions laissa, longtemps,fort à désirer, il fallut leur interdire, par des ordonnan-ces de 1268, 1318, 1346, décembre 1355, mars 1356, sep-tembre 1402, mars 1515, de se livrer à aucun commerce;puis, par des édits de 1313, et du 25 février 1318, de rési-der ailleurs qu’auprès des domaines dont ils avaient ladirection, encore dût-on revenir sur'cette dernière pres-cription, et l’on permit, d’abord aux maîtres qui demeu-raient dans des maisons appartenant au roi, ou à unprince du sang (édit de février 1345), puis à tous les au-tres (ordonnances de juillet 1376, mars 1388, septembre1402, mars 1515), de se faire remplacer, tant par des lieu-tenants généraux, pour l’étendue entière du ressort, quepar des lieutenants particuliers, pour chaque forêt, à lacondition, toutefois, de demeurer responsables de leurssuppléants. Beaucoup pillaient effrontément ce qu’ilsôtaient chargés de faire respecter. Louis IX fut obligé deleur défendre, expressément, de rien recevoir sur le pro-duit des coupes. Des édits de Philippe VI et de Jean fontvoir que, de tous côtés, ils exploitaient les bois à leurprofit, et opéraient des achats et des ventes par person-nes interposées. Charles V se plaignait, amèrement, quo