par de très-grands seigneurs, paraît avoir été donnée,pour la première fois, au sieur de Coctelez, écuyer. En1306, Jean de la Hue la remplissait. En furent aussi titu-laires : Jean, comte de Tancarville, et vicomte de Melun;Ilobert de Melun, comte de Roucy ; Gaucher de Chastillon;Charles de Chastillon, promu en 1381; en 1394, Guil-laume, comte de Tancarville, et vicomte de Melun ; en1402, le comte de Saint-Paul, connétable de France. A lamort de ce dernier, en 1415, la charge fut supprimée,mais ledit ne fut probablement pas exécuté, car on citeencore comme ayant occupé cette position élevée : Louisde Laval, sire de Chastillon, en 1457; Albert de Gondy,duc de Retz; Tristan de Rostaing; Pierre de Yalmy, en1528; enfin Henri Clause, seigneur de Fleury, nomméen 1567.
Les jugements des maîtres étaient sujets à appel devantle souverain grand-maître, ou plutôt devant un tribunalqui le remplaçait dans cette partie de ses fonctions. Cetribunal, dont les arrêts ont eu longtemps force de loi, enmatière d'eaux et de forêts, et des décisions duquel on pou-vait, du reste, encore appeler devant le Parlement, rési-dait à Paris, et portait le nom, devenu célèbre, de siègegénéral des eaux et forêts de la Table de marbre. Il se com-posa, dans l’origine : d'un lieutenant-général du grand-maître, d’un lieutenant particulier, d’un avocat, d’unprocureur du roi et d’un greffier, tous choisis par legrand-maître, jusqu’à François I er . En 1523, ce prince seréserva la nomination du lieutenant-général, celle duprocureur du roi, en 1530, et adjoignit, en décembre 1543,six conseillers aux magistrats que nous venons d’énumé-rer. La Table de marbre de Paris ne suffisant pas à jugertoutes les affaires portées devant elle, on en créa une se-conde à Rouen, en 1508 ; une à Vannes, en 1544; puisd’autres à Toulouse, bordeaux, Dijon, etc.
Tant qu’on ne comprit pas bien l'impérieuse nécessitéde conserver les bois, on s’occupa peu à faire des règle-