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maîtrise, et sans pouvoir prononcer de condamnationsupérieure à,60 sols. Ils devaient visiter, tous les quinzejours, les bois à la surveillance desquels ils étaient com-mis, et adresser leur rapport aux maîtres des eaux et fo-rêts (ordonnance de 1376). Ils étaient tenus de fournir uncautionnement à leur entrée en charge.
Dans certains pays, on désignait le personnage qui ve-nait après le maître des eaux et forêts sous les noms deverdier, maître-sergent, segrayer, maître-garde du marteaudu roi, ou encore, dans les forêts qui entouraient leschâteaux, châtelain, concierge-, à Fontainebleau, c’étaitsimplement le forestier. Celui-ci recevait de gages, sousSaint Louis, trois sols par jour, juste neuf fois plus queles ouvriers du pays, dont les journées n’étaient alorspayées que quatre deniers.
En 1318, on institua, en sous-ordre, des sergents àgarde, pour la surveillance matérielle des forêts. Ilsétaient nommés par le roi, et devaient porter bigarrures,afin de se faire reconnaître 1 . On exigeait d’eux une cau-tion de 200 livres (ordonnances du 29 mai 1346, Il juil-let 1376, mars 1515, février 1554, mai 1597). Ils étaientresponsables des délits qu’ils n’avaient pas constatés, etpouvaient faire toutes sortes de visites et perquisitions,ppur arriver à découvrir les auteurs de ceux dont ils s e-taient aperçus. Dans le principe, on laissait prendre auxsergents à garde, pour leur cliaulfage, du bois versé ousec, proportionnellement à Fini portance de la famillequ’ils avaient à leur charge.
En 1357, des lettres patentes du dauphin Charles, ré-gent du royaume, instituèrent un souverain et général,grand-maître, inquisiteur, ordonnateur, odeveur, disposi-teur et réformateur de toutes les eaux et forêts, isles, ga-rennes et fleuves de France. Cette place, qui fut occupée
1. Plus tard, etjusqu’h la Révolution, leur principal signe dis-tinctif consista dans une bandoulière aux armes du roi.