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Mémoire adressé au roi, au sujet d’un procès pendantavec le grand-maître, M. François-Gaspard de Montmorin,maître particulier ds Fontainebleau, s’étonne, s’indignemême que l’on puisse supposer que lui, maréchal decamp et courtisan, ait la moindre connaissance du règle-ment général, fait quelques années auparavant, par M. leréformateur Barillon, pour la forêt de Iiière, règlementqui, pourtant, servit presque d’unique loi pour l’admi-nistration de cette forêt, jusqu’à la Révolution.
Sous Louis XIII, le personnel de la maîtrise particu-lière, comprenant alors les bailliages de Melun, Monte-reau et Moret, était ainsi composé : un maître particulier,un lieutenant, un procureur du roi, un garde-marteau,un greffier, deux sergents traversiers, un receveur, uncontrôleur, un sergent appréciateur, un sergent collecteurdes amendes, dit dangereux , deux huissiers audienciers,et enfin huit sergents à garde, entre lesquels la forêtétait partagée. Chacun des huit triages reçut, au commen-cement du règne de Louis XIV, le nom d’une des croixélevées en son milieu : croix de Guise, de Saint-IIérem,de Souvray, de I'rancbard, djuGrand-Veneur, Belle Croix,croix de Vitrv, d’Augas. Les gardes-chasse de la capitai-nerie concouraient aussi à la surveillance, et réprimaientles délits forestiers. Un sous-lieutenant était établi àMontereau, pour la pêche et la chasse, et un juge gruyer,au. Châtelet en Brie ; tous deux avaient droit de juridic-tion. Les audiences étaient tenues, tous les q'uinze jours,en l’hôtel du grand prévôt de France, vis-à-vis le portailde la cour des cuisines.
Ces différents officiers recevaient par an : le maîtreparticulier, mille, puis un peu plus tard,- douze centslivres, et vingt-cinq cordes de bois d’officier ^ ; le lieute-
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1. I.a corde de bois dit d’officier avait huit pieds de couche surquatre de hauteur, et quatre de longueur de bûches ; elle valaitquatre stères soixante-dix cenlislères.