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liant, cent livres, et quinze cordes; le procureur, deuxcents livres, et dix cordes ; le garde-marteau, trois centslivres, et dix cordes ; le greffier, cinquante livres, et dixcordes; les sergents, chacun cent livres, et de quatre à sixcordes. Les vacations augmentaient ces émoluments :ceux du maître et du lieutenant, de deux cents à troiscents livres ; ceux des autres, de cinq à six cents. On voitque les rétributions n’étaient pas toujours en proportiondu degré d’autorité qu’avait chacun.
Cependant les délinquants étaient plus nombreux, etplus audacieux que jamais : en 1650, le sergent à gardeCharles Gitton fut tué en voulant en arrêter quelques-uns; ses assassins furent condamnés : le principal,Jacques Jarry, à mort; les autres, aux galères. Malheu-reusement les déprédations des particuliers étaient tropsouvent, il faut bien le dire, tolérées, et même imitées parles forestiers qui étaient loin d’avoir tous le courage,et le dévouement de l’infortuné Gitton. 'Vers 1624, unemaladie contagieuse ayant envahi le pays, tous les offi-ciers de la maîtrise s’enfuirent, et laissèrent le champlibre aux malfaiteurs, qui ne se firent pas faute d’enprofiter. Enfin les malversations de ceux qui admi-nistraient la forêt en étaient venues à un tel point queM. Barillon, chargé delà réformation de celle-ci, en 1664,fut obligé de condamner à de fortes amendes, en tout4,340 livres parisis, sans compter les restitutions : lelieutenant, le procureur, le greffier, le receveur, le ser-gent appréciateur, les deux sergents traversiers, et cinqsergents à garde, sur huit; les trois autres en furentquittes pour des admonestations. Le lieutenant, le procu-reur, un des traversiers, et trois sergents à garde durentse défaire de leurs offices. Un grand nombre d’autrescondamnations à l’amende furent prononcées contredivers particuliers.
Le grand-maître fixa les gages des officiers, savoir :ceux du lieutenant, à trois cents livres; ceux du procu-