troupe de gens de mauvaise vie qui s’étaient installés à laMadeleine. L’ermitage de la Bulte-Saint-Louis dût êtredémoli en 1701, plusieurs religieux y ayant été tués. Etquelques années après, on démantela ce qui restait duprieuré de Franchard, et la tour qui avait été construite,pour la reine Marie-Tliérèse, à l’entrée des gorges, decrainte que ces bâtiments ne devinssent un asile pour lesdébauchés ou les voleurs.
Les abus que nous avons vus se produire, sous les der-niers Valois, &e renouvelèrent vers la fin du règne deLouis XIV. On était alors, comme un siècle avant, dansune grande pénurie d’argent, et ou battit monnaie encréant une multitude de nouveaux offices forestiers : onaugmenta le nombre des grands-maîtres; la vente deleurs places rapporta d’autant plus à l'Etat qu’un édit,d’août 1693, avait rendu à ces fonctionnaires les qua-rante livres par jour de vacation dont ils jouissaient au-trefois; les appointements de celui de l’Ile de Frances’élevaient, en 1689, à treize mille trois cent trente-troislivres seize sols huit deniers, plus cinq cents livrespour chauffage, et huit cents livres pour un secrétaire.On créa, successivement, dans chaque maîtrise particu-lière, des offices de conseillers rapporteurs des défauts, en1691 ; de conseillers enquesteurs et commissaires ordonna-teurs, en 1693; de gardes scels, en 1696; d'inspecteurs deseaux et-forêts, qui avaient, spécialement, pour fonctionsde mettre les marchands en possession des ventes dontceux-ci étaient adjudicataires, en 1708. En février 1704,toutes les Tables de marbre furent supprimées, et rem-placées par une Chambre spéciale, créée dans chaqueParlement ; mais trois mois après, on rétablit, presquepartout, les anciens tribunaux, à Paris notamment. Toutesces places avaient deux et trois titulaires.
Un édit, du mois d'octobre 1716, supprima ces officesnouveaux, et rétablit le personnel des maîtrises sur lepied où nous l’avons vu en 1669.