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d’indemnité ; et vingt-cinq gardes à pied, dont les gagesétaient de cinq cents francs. Un peu plus tard, les indem-nités furent ajoutées au traitement, et celui des gardesfut porté à six cents francs. Le nouveau capitaine neresta pas longtemps à la tête de la forêt de Fontainebleau :au bout de quelques mois, le bruit courut de malversa-tions commises dans la vente des bois morts;'l'empe-reur, à qui rien n’échappait, le sut, et envoya, deMilan, où il était alors, un conseiller d’État, M. Réal,pour faire une enquête ; à l’arrivée de celui-ci, M. Noëlse brûla la cervelle, l’adjudicataire des bois morts sependit, et, bientôt après les deux gardes généraux furentdestitués. M. Marrier de Bois d’Hyver, qui lors de lacréation des capitaineries, avait été envoyé comme ins-pecteur à Provins, fut rappelé à Fontainebleau, en qua-lité de capitaine.
À partir du premier Empire, on commença à faire subiraux forestiers de tous grades une retenue proportion-nelle à leurs émoluments, afin de constituer des pensionsde retraite régulières ; mais jusqu’en 1848, ces pensionsfurent servies par des caisses particulièrbs, et liquidées àchaque changement de Liste civile. Los ressources néces-saires furent d’abord fournies par une caisse fixe, dite devétérance, qui fut maintenue pendant la Restauration,puis remplacée, sous le*Gouvernement de juillet, par uncrédit ouvert au budget de la liste civile. Les gardes re-çurent, comme autrefois, en cas de maladie, des soinsmédicaux gratuits, à domicile ; mais en 1809, il fut passéun marché, avec les administrateurs de l’hospice de Fon-tainebleau, pour faire admettre dans celui-ci tous lesemployés malades. Les délivrances de bois de chauffagecessèrent pendant l’empire, mais tous les forestiers, saufle capitaine, continuèrent à être habillés. L’uniforme,de bleu et or qu’il était sous l’ancien régime, devint vertet argent ; les gardes généraux portaient des culottes etdes gilets blancs; les gardes à cheval, des culottes blan-