- 94 -
fois, faire sortir jusqu’il quarante hommes, commandéspar un capitaine. C’était, surtout, du côté de Melun quela plupart des délits avaient lieu.
Enfin une loi, du G janvier 1801, mit fin au provisoire,et composa définitivement l’administration forestière :d 'administrateurs, à dix mille francs de traitement; deconservateurs, à six mille francs ; d’inspecteurs, à troismille cinq cents francs ; de sous-inspecteurs, à deux millefrancs; de gardes généraux ou principaux, à douze centsfrancs; et de simples gardes , à cinq cents francs. Notreforêt fit partie de la première conservation, dont le siègeétait à Paris. Le personnel se composa : d’un inspecteur,M. Marrier de Bois d'IIyver; d’un sous-inspecteur; dequatre gardes généraux ; de quatre gardes à cheval ; dequinze à pied, dont quatre à demeure à Fontainebleau.Une loi, du 3 mai 1804, accorda aux forestiers la totalitédu produit net des amendes, qui du l’este avaient nota-blement diminué depuis le rétablissement de l’ordre : lenombre de procès-verbaux suivis de condamnations nes’éleva pas à plus de deux cent trente-sept pendantl’an xn.
A la formation de la Liste civile impériale, l'organisa-tion nouvelle fut encore changée. Les biens de la dotationdu souverain eurent un personnel distinct, nommé parle Grand-veneur, personnel qui exerça, d’ailleurs, lesmêmes droits et fonctions que celui auquel ôtaient confiésles bois de l’État. A la tête fut placé un administrateurgénéral des forêts de la couronne. A Fontainebleau, dès le26 novembre 1804, on avait créé une place de capitaineforestier régisseur que M. Noël, ancien lieutenant de lamaîtrise en 1793, occupa tout d’abord. Il touchait sixmille francs de traitement, et trois mille francs de fraisde bureau ; il avait sous ses ordres : deux gardes géné-raux, qui recevaient douze cents francs de traitement, ethuit cents francs d’indemnité; quatre gardes à cheval,à huit cents francs de traitement, et quatre cents francs